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Blue MidVoice Episode Spécial 1 : Pleine conscience et Vie professionnelle

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Nancy
catherine BARLOY
Dépasser ses peurs
Entreprenariat
Accompagnement emploi
bilan de compétences
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Pleine conscience
Catherine Gillet

L’épisode est en ligne :

🎙️ Explorez la Pleine Conscience et son impact sur la Vie Professionnelle dans cet épisode spécial du podcast Blue MidVoice ! 🌟

Ravie de vous présenter le tout premier épisode spécial de Blue MidVoice, j’ouvre une série pour révolutionner la façon dont vous abordez la vie professionnelle. 🚀

Dans ce premier épisode, nous plongeons dans l’univers de la Pleine Conscience en compagnie de Catherine Gillet, une experte en la matière. Catherine a une histoire de vie incroyable, passant de comédienne à instructeure Pleine Conscience, et elle partage ses précieuses connaissances pour vous aider à intégrer la pleine conscience dans votre carrière et votre vie en général. 🧘‍♂️

Ce podcast est différent des autres, car il vous invite à ralentir, à vous recentrer, et à vous reconnecter avec vous-même. Il offre des clés, des idées et des outils concrets pour vous aider à gérer le stress, à améliorer vos relations au travail, et à cultiver un bien-être durable.

De plus, cet épisode comporte une méditation guidée pour vous initier à la Pleine Conscience. Vous ne voudrez pas manquer cette expérience unique ! 🌼

Écoutez-le pour en apprendre plus sur la différence entre MBSR et la Pleine Conscience, ainsi que sur les avantages de l’intégration de ces pratiques dans le monde professionnel. Catherine Gillet partage des exemples concrets de réussites et d’histoires inspirantes qui illustrent les incroyables bienfaits de la Pleine Conscience dans le travail.

Alors, si vous cherchez à réduire le stress, à améliorer vos relations professionnelles, à booster votre bien-être au travail, ce podcast est fait pour vous ! 🎙️

N’oubliez pas de partager vos réflexions et commentaires après l’écoute, car votre avis compte énormément. Si vous pensez que ce podcast peut aider vos collègues, n’hésitez pas à le partager.

Restez à l’écoute pour le prochain épisode spécial en novembre, dédié à la gestion des risques addictifs en milieu professionnel. 🚦et rejoignez-moi tous les vendredis pour les épisodes réguliers de Blue MidVoice.

Ne perdez plus de temps, plongez dans le monde de la Pleine Conscience avec nous. Écoutez cet épisode captivant et transformez votre vie professionnelle dès aujourd’hui ! 🌈🎧

Vous pouvez retrouver le podcast sur toutes les plateformes d’écoute et la retranscription ainsi que les liens dans le lien donné en commentaires / dans ma bio.

  • Première série spéciale du podcast Blue MidVoice sur la Pleine Conscience et son impact sur la vie professionnelle.
  • Invitée : Catherine Gillet, ex-comédienne devenue instructrice de Pleine Conscience, partage son parcours et ses enseignements.
  • Différence entre MBSR et Pleine Conscience : MBSR est un programme spécifique de réduction du stress par la Pleine Conscience, qui fait partie des pratiques issues des neurosciences.
  • Bénéfices de la Pleine Conscience en entreprise : gestion du stress, amélioration des relations, et prévention du burn-out.
  • Importance de l’intention éthique dans l’utilisation de la Pleine Conscience en entreprise, pour favoriser le bien-être et non la performance.
  • Exemple concret d’un participant : une directrice juridique qui a traversé un processus de transformation grâce à la pleine conscience.
  • Pratique guidée : méditation pour expérimenter la Pleine Conscience et intégrer ses bénéfices au quotidien.
  • Conseils pour les chercheurs d’emploi : appliquer la Pleine Conscience pour améliorer la confiance en soi, la gestion du stress, et la prise de parole.
Bonus Blue Midlife

En voici la retranscription et les liens associés :

Bonjour, je suis Catherine BARLOY, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach et je vous accompagne pour trouver VOTRE voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue sur ce podcast où je partage avec vous, seule ou avec mes invités, des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors on est parti pour l’épisode du jour.

Bonjour à tous et bienvenue sur ce premier épisode spécial du podcast Blue MidVoice.

Je l’enregistre aujourd’hui en duo avec le thème : Pleine conscience et Vie professionnelle

Ce podcast ainsi que les prochains épisodes spéciaux sortiront le 3ème mardi de chaque mois et auront une thématique précise pour vous aider à aller mieux au travail. C’est vraiment mon but, vous donner des clés, des idées, des outils que vous pourrez faire vôtres.

Mon invitée du jour est Catherine Gillet. J’ai connu Catherine par le Cours de Compassion pour lequel je suis bénévole tout comme Catherine. C’est Catherine qui m’a accueillie alors que j’étais en plein burn out et c’est elle qui m’a guidée chaque matin par Zoom en méditation guidée durant 4 mois. Le Cours de Compassion c’est un Cours de communication nonviolente : il est assuré chaque année de juin à juin par Thom Bond, un disciple de Marshall Rosenberg, le père de la communication nonviolente. Ce cours tout comme la méditation m’ont été d’une grande aide lors de mon burn out.

Cet épisode est spécial pour plusieurs raisons : 

contrairement aux autres épisodes, je ne l’ai pas repris au niveau de l’audio, donc il sera dans l’esprit de la Pleine Conscience et pourrait vous paraître plus lent que d’habitude mais c’est le but, vous aider à vous poser un moment avec nous deux.

D’autre part, je n’ai pas fait de conclusion et il en sera de même pour tous ces épisodes spéciaux car le contenu est très riche et une conclusion n’était nullement nécessaire.

Et pour finir, cet épisode comporte une fois n’est pas coutume une méditation pour apprécier et mettre en pratique la Pleine Conscience.

Partagez avec moi ce que ce podcast vous aura apporté et comment vous avez avancé. Vos commentaires et vos retours sont vraiment importants pour moi et partagez également ce podcast si vous pensez qu’il pourra servir à l’un de vos proches ou de vos collègues. 

Le prochain épisode spécial sortira le 3ème mardi de novembre et sera dédié à la gestion des risques addictifs en milieu professionnel.

Mais sans plus attendre, je vous propose de rejoindre Catherine et je vous souhaite une belle écoute.

Catherine BARLOY

Voilà. Et on est parti. Bonjour Catherine.

Catherine GILLET

Bonjour Catherine.

Catherine BARLOY

Comment vas-tu ?

Catherine GILLET

Écoute, je vais bien. La journée est belle. Je vois des arbres de ma fenêtre. Un petit peu triste de voir que l’automne n’est pas encore là, un peu inquiète, mais je vais bien. Et toi, comment tu vas ?

Catherine BARLOY

Écoute, parfaitement bien. Apaisée déjà par ta voix. Donc, tu vois, ça Commence bien.

Catherine GILLET

 merci.

Catherine BARLOY

Catherine, on est là pour parler pleine conscience et MBSR. Mais avant de parler de tout ça, est-ce que tu pourrais nous parler de qui tu es, de ton parcours jusqu’à devenir instructeur MBSR ?

Catherine GILLET

Alors, de quelle vie je parle ?

Catherine BARLOY

De tes multiples vies.

Catherine GILLET

Je pense qu’on n’aurait pas le temps de parler de tout, mais j’ai été comédienne professionnelle à l’âge de 13 ans. Je suis rentrée la plus jeune de France au Conservatoire de Marseille et j’ai été et je suis toujours comédienne pendant plus de 30 ans on va dire que c’était surtout mon activité principale, les émotions, la gestion des émotions dans la peau des autres personnages. Je pouvais vraiment rentrer dans ces multiples personnages et souffrir avec eux, être joyeux avec eux. Puis, ça m’a amenée vers… À un moment donné, je voyais que j’étais une metteur en scène qui amenait pas forcément du bien. J’étais plutôt une metteur en scène violente qui travaillait… La violence a toujours été un sujet qui m’a fascinée. D’abord à travers l’art et puis après, je suis passée à d’autres choses. C’est en faisant un théâtre forum sur la violence dans un hôpital à Genève. Le théâtre forum, c’est du théâtre interactif avec les participants, que je me suis rendue compte que c’était vraiment à l’intérieur de moi. Et là, je me suis formée à la communication nonviolente. Je suis parcourante à la certification et puis j’enseigne la communication nonviolente dans les entreprises et aux particuliers.

Catherine GILLET

Et puis de là, quand même avant d’en arriver là, j’ai eu quand même du succès au théâtre dans le one man show et j’en pouvais plus. J’étais vraiment mal dans ma vie, dans ma peau, dans ma tête. Et j’ai tout quitté. Je suis venue m’installer en Suisse, que j’aime énormément. Et là, j’ai découvert la méditation. Je suis allée méditer à Vipassana pendant des assises de dix jours et j’ai voulu expier cette violence à l’intérieur de moi, cette colère, cette Ça ne marche pas comme ça. Donc, j’ai fait beaucoup de méditation sur mon coussin. Et puis, en même temps que j’apprenais la CNV, le hasard a fait que j’ai une copine qui allait faire médecine intégrative et qui elle- même était médecin, alors qu’elle ne méditait pas du tout pour enseigner la pleine conscience. Et donc je dis, mais c’est quoi ? C’est où ? Et puis là, j’ai commencé le parcours, en fait, par la médecine intégrative et la formation rigoureuse d’instructeurs de pleine conscience. Et puis, je me suis formée auprès des personnes qui font de la recherche sur la pleine conscience, supervisées … C’est un diplôme qui vient de l’université de Brown, du MIT. Là aussi, il y a des histoires de…

Catherine GILLET

On ne va pas en parler, des conflits aussi d’intérêts, certainement, et puis, aujourd’hui, je suis en continue supervision pour être instructeur de pleine conscience. Mon chemin pour arriver jusque- là, je crois que c’était pour le faire court. La violence a toujours été dans ma vie, dans mon parcours. Elle a été comme un fil rouge qui m’a amenée jusque- là. Je suis allée méditer parce que je voulais être en paix avec les autres et je voulais arrêter d’être en colère, d’être réactive et de sur- réagir. Et puis, quoi qu’après, j’ai voulu faire la paix avec moi, ce que m’a amené la communication nonviolente et en réalité, la méditation. Je n’ai pas compris que c’était interrelié. Et aujourd’hui, je suis même médiatrice. Je crois qu’en tant que médiatrice ou instructeur de pleine conscience, il y a une envie de partager, de proposer aux personnes, de trouver la paix Ça va pas se trouver dans cette vie- là, mais en tout cas, d’aller un petit peu mieux et puis de faire la paix avec soi pour pouvoir la faire avec les autres peut- être, et dans les relations.

Catherine BARLOY

C’est un très joli parcours. Par rapport à ça, est-ce que tu pourrais nous expliquer un petit peu la différence entre MBSR et pleine conscience, s’il te plaît ?

Catherine GILLET

Mbsr appartient au champ de la pleine conscience. P arfois, les gens se demandent quelle est la différence entre pleine conscience et méditation. En fait, la pleine conscience, c’est de la méditation. C’est exactement la même chose. La méditation, on la trouve dans les contemplations, dans toutes les traditions spirituelles. La différence, c’est que pour aller méditer, ce que j’ai choisi, c’est d’aller vraiment dans des dharsham , d’aller dans des endroits peut- être bouddhistes ou zen ou zazen, alors que que la pleine conscience, c’est vraiment… Il y a une définition de la pleine conscience, c’est « Regarder les choses avec une attention particulière, sans jugement. » Et en fait, la différence entre la pleine conscience et la méditation, la pleine conscience, c’est juste de la méditation laïque. C’est issu des neurosciences, c’est issu de recherches et ça a été mis en place. Alors, pour parler de MBSR, MBSR, c’est un programme spécifique qui appartient au champ de la pleine conscience. Et il y en a plein. Il y a Manger en pleine conscience, il y a… On en parlera peut- être plus tard, la nouvelle formation que je propose qui est la communication interpersonnelle en pleine conscience. On médite à deux, mais j’en parlerai plus tard.

Catherine GILLET

La MBSR, c’est vraiment un programme qui veut dire « mindfulness best stress reduction », c’est- à- dire la réduction du stress par la pleine conscience. C’est un monsieur qui s’appelle John Kabat-Zinn, qui lui- même est bouddhiste, professeur de yoga et biologiste, qui s’est intéressé à ça. Il est médecin, puis un jour, il a vu que ça avait un impact sur sa vie, sur ses amis, que la méditation avait vraiment un impact. Il a décidé d’ouvrir ce qu’on appelle la clinique du stress. Il l’a appelé comme ça avec son ami Saki Santorelli. J’aime bien quand il raconte ça, il dit que c’est vraiment dans des sous- sols, à enregistrer leurs voix sur des Revox sous un bureau. Et je crois qu’ils étaient loin de mesurer l’impact et l’ampleur que ça aurait 40 ans après dans le monde, parce que ce programme MBSR a un impact dans le monde. Tous les autres programmes, MBCT, cognitive mind based thérapie cognitive, tous les MB, tous les programmes de pleine conscience découlent tous de MBSR. John Cabazin a créé ce programme qui s’étale sur huit semaines, avec à peu près une trentaine d’heures de formation, de cours, de travail avec soi, en groupe, toujours avec le même groupe.

Catherine GILLET

Il y a une journée de 7h30, 7h00, 7h30, en pleine conscience et en silence après la sixième séance. Le programme, c’est un protocole qui est très, très clair, qui est pour nous, on est vraiment formé pour l’amener. Après, on prend nos aises et notre espace, mais c’est un protocole très précis. Après, si tu veux, tu me diras si tu veux que je te raconte comment se découle le programme MBSR, mais en fait, ça a changé le monde. C’est au cœur de tout. C’est au cœur de la psychologie positive, c’est au cœur des émotions, c’est au cœur du développement personnel, mais ce n’est pas du développement personnel. Ça, j’insiste, c’est tellement plus que du développement personnel et c’est un pilier de vie. Ce programme MBSR, c’est vraiment adressé à tout le monde. C’est utilisé énormément dans les hôpitaux, pour les personnes, même en soins palliatifs, en soins de vie, les accompagnants des familles. C’est beaucoup utilisé en oncologie pour les personnes âgées. J’enseigne aussi la pleine conscience. On dit que c’est le programme MBSR, mais ce n’est pas le programme MBSR qui s’appelle « Calme et attentive comme une grenouille pour les enfants. Ça, je l’enseigne.

Catherine GILLET

Les enfants vont tellement vite et c’est tellement magnifique de les voir. Tout ça est issu de cette découverte et depuis, je vais le dire en français parce que je suis intégrée en Suisse 79-79. Il y avait une recherche par an. Aujourd’hui, il y en a 400 par mois. Toutes ces recherches ont montré l’impact de ce cycle MBSR sur la santé, sur la gestion des émotions, sur la vie.

Catherine BARLOY

J’entends que c’est vraiment bénéfique dans plein de domaines. Et si on s’attache au contexte professionnel, comment est-ce qu’elle peut être intégrée dans le monde professionnel ? Et quels peuvent être les bénéfices pour soi- même, pour son équipe ?

Catherine GILLET

Elle est intégrée énormément dans les entreprises. Il y a deux sortes d’entreprises. D’abord, la première entreprise qui a rentré la pleine conscience dans son entreprise, avec des cours tous les jours de pleine conscience, c’est Google qui a rentré ça. Il y a même un livre qui est sorti sur ça. C’est difficile de le faire seul, donc c’est important. Ils avaient créé ça. Dans le travail, là, je vais mettre un tout petit bémol, c’est qu’aujourd’hui, je suis un petit peu contrariée et un peu triste parce qu’on utilise la pleine conscience pour la performance. Et c’est vraiment abject pour moi de faire ça. Et je vais expliquer mon jugement. C’est que oui, il y a des entreprises qui décident de mettre de la pleine conscience. Parce que oui, avec la pleine conscience, la méditation, il y a tellement de choses qui se règlent pour soi. La concentration, le mieux- être avec soi, le mieux- être avec l’autre, l’interpersonnel, ça a tellement d’impact sur la vie, sur le stress, bien sûr. Le burn out, MBSR est un programme de prévention au burn out aujourd’hui. C’est énormément employé à cet usage et pour des tas de choses, mais l’utiliser en entreprise, il peut y avoir deux intentions.

Catherine GILLET

Moi, je donne, par exemple, un cycle pour leader, c’est- à- dire que ce sont vraiment les leaders, les cadres, les cadres supérieurs qui ont un un stress particulier, des responsabilités particulières qui ont les mêmes difficultés qui se retrouvent ensemble. Je peux donner aussi, ça m’est arrivé, des méditations sans programme particulier où les personnes ont un entraînement à la méditation , ils viennent une fois par semaine. On fait des scans corporels, on fait de la méditation assise, on fait des mouvements en pleine conscience. Ils sont ravis, ils ont deux heures entre midi et deux avec ça. Ça leur fait une pause, ils peuvent pratiquer ça. Je donne des petites indications pour pratiquer en dehors de cette séance. Là, l’intention, elle est au service. Je sais que je travaille dans une entreprise uniquement si l’intention est au service du bien- être et du mieux- être des personnes. Par contre, il y a des personnes qui m’ont contacté, des entreprises, et qui m’ont dit « Moi, je m’en fous de leur bien- être. Ce que je veux, c’est qu’ils soient performants. » C’est un des impacts de la performance, parce qu’on va, comme je l’ai dit, avoir plus de concentration, meilleures relations, mieux être avec soi- même.

Catherine GILLET

Mais c’est tellement triste que notre société détourne la pleine conscience, qui est quelque chose d’incroyable. Bien sûr, c’est issu de la psychologie bouddhiste, on parle de médecine bouddhiste. Je suis étonnée qu’on ait un tel joyau, un tel trésor et qu’on veuille le détourner pour avoir de la performance. Non, non. Ça peut être un des avantages, la performance. En tout cas, moi, je ne travaille pas si le mandat est pour avoir de la performance. Parce que je vois que l’intention, il y a une attente de la part des personnes qui vont me mandater, alors qu’en fait, la pleine conscience, c’est regarder les choses telles qu’elles sont. Et parfois, ce n’est pas agréable. Sans jugement. Et sans attente. Avec patience. Donc la patience, elle n’a pas d’attente. La patience, ce n’est pas serrer les dents et puis attendre que ça passe. Et ça, c’est un programme militaire que les entreprises devraient prendre. Oui, dans l’entreprise, il y a quand même de plus en plus d’entreprises qui espèrent bien sûr, qui prennent… Il n’y a pas d’investissement sur un programme comme ça. Pour rien, bien sûr que les personnes attendent qu’il y ait quelque chose de mieux. Et je crois que de plus en plus, travaillant quand même pas mal dans la psychologie positive, il y a quand même de plus en plus d’entreprises qui se rendent compte que c’est tout leur intérêt que les personnes soient heureuses au travail, qu’elles se sentent bien, que le matin, elles se lèvent en allant bosser en disant « Waouh, je vais bosser.

Catherine GILLET

» Plutôt que de dire « Je vais bosser. » Il y a combien de personnes qui se lèvent le matin en disant « Waouh, youpi, je vais bosser. » Oui. L’idée, ce n’est pas de rendre prendre la vie, la vie belle, la vie, c’est juste de voir que la souffrance est universelle. Et la pleine conscience dans le travail, c’est juste voir tous ces moments où on est emporté par le stress. Et le programme MBSR en entreprise ou avec un individu, en individuel ? Dans les entreprises, c’est fort parce que les personnes se rencontrent autrement, se rencontrent dans leurs vulnérabilités. Et ça, c’est des choses qui ne se pratiquent pas dans l’entreprise. Mais quand l’intention est et le bien- être des personnes en se disant « Moi, j’ai envie que les gens dans mon entreprise, bien sûr, j’ai envie d’avoir du résultat, mais pas au prix de leur santé, pas au prix de foutre en l’air des familles, pas au prix du monde un peu en accéléré dans lequel on vit. » Donc oui, c’est très, très, très, très, très valorisant dans les entreprises si c’est fait avec éthique. Voilà, j’ai envie de dire ça.

Catherine BARLOY

Est-ce que tu as des exemples de situations que tu as vues où la pleine conscience a été utilisée avec succès pour aborder les problématiques du travail ?

Catherine GILLET

J’en ai plein. J’en ai beaucoup. Je vais donc faire… Tu voudrais un exemple typique d’une personne ? Oui, voilà. Dans une entreprise, il y avait une personne qui était… C’était plutôt les cadres. C’était un cycle qui n’était pas le cycle de leader. C’était vraiment un cycle pour les personnes qui avaient envie de prendre le cycle MBSR. Et Donc c’était inter-entreprises. Ce n’était pas que des gens de la même entreprise. Et j’ai une personne qui était juridique, une directrice juridique d’une entreprise qui avait beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de stress. Elle allait vraiment pas bien là. D’ailleurs, c’était compliqué. Même de la compagnie était compliqué parce qu’elle était pas là ici maintenant. Elle était « Merde, j’ai oublié de m’occuper de la crèche, du petit. » Elle était vraiment pas là, elle était pas dans son corps. Les méditations étaient très compliquées. C’est compliqué au départ. Ça demande du courage, la pleine conscience. Et en fait, petit à petit, elle a vu ses schémas. Elle a vu que « Non mais attends, j’arrive pas à rester sur mon coussin. Je suis en train de faire une to-do list de ce que j’ai à faire. Et puis, il y a des moments où je me dis « Non mais attends, au lieu de m’asseoir sur mon coussin…

Catherine GILLET

» Parce qu’il y a un engagement dans le cycle MBSR, il y a un travail de 40 minutes personnel. On a huit semaines pour mettre la pleine conscience dans sa vie. C’est l’intention du programme MBSR. Et l’intention, c’est aussi que la personne apprenne à prendre soin d’elle. Et cette personne qui était donc juriste, avocate, qui était une femme qui avait quand même de l’éducation, un intellect, face à la vie, face aux choses difficiles, elle devenait bête. Dans le sens où elle voyait qu’elle avait le cerveau qui se figeait. Et effectivement, ça, c’est ce qu’on voit en séance 4. C’est que le stress, c’est hyper intéressant. On vit dans un monde où on veut éliminer le stress et elle, elle était venue pour éliminer le stress. Non, surtout pas. Parce que si on élimine le stress, on meurt. Le stress, c’est extraordinaire. Sauf que c’est savoir travailler avec le stress. Et elle, elle était venue, elle voulait plus de stress. Alors, je viendrais sur ta tombe parce qu’on ne peut pas faire autrement. Et cette personne ça a été… Elle l’a fait deux fois d’ailleurs, elle est revenue dans un autre cycle. Quelques mois après, elle voulait d’ailleurs l’enchaîner juste derrière.

Catherine GILLET

Je lui ai dit non, non, là, t’es encore en train de te mettre une pression pour réussir à obtenir des choses. Dans la pleine conscience, il n’y a rien à atteindre, il n’y a rien à obtenir. Il n’y a pas d’endroit où elle est, c’est juste « Tiens, je suis là maintenant et je vois que je suis dans le stress. Quand je me pose sur le coussin, en tout cas pour elle, c’était ça. Elle était coupable de ne pas faire tout ce qu’elle avait à faire, coupable de ne pas voir ses enfants, coupable du travail, coupable de pas… Mais c’était délirant. Elle n’était plus du tout alignée avec elle. Elle était vraiment sur le chemin du burn out, c’est évident. Et c’était assez amusant. Si elle entend ce podcast, elle se reconnaîtra. La journée de pleine conscience démarre à l’heure et toutes les séances démarrent à l’heure, finissent à l’heure. Puis elle est quand même, il y a un cadre, les choses sont cadrées. Et alors qu’on devait démarrer à 9h30, elle arrive en retard parce qu’elle n’avait pas anticipé d’acheter à manger pour manger en silence à midi. Donc, elle m’envoie un message pour me dire « Je vais me chercher un sandwich », mais c’était le dimanche, elle trouvait rien d’ouvert.

Catherine GILLET

Et toute sa vie était comme ça. Parce qu’en fait, elle était tout le temps dans l’urgence. Et puis, bien sûr que moi aussi, j’étais un peu agacée de l’avoir arrivée en retard. Mais voilà, j’ai fait avec ce qui était là et elle est arrivée dans un état, alors qu’on était en sixième séance. Je crois que c’est là qu’elle a eu vraiment un shift par rapport à ça. Et puis elle arrive en retard, donc on l’attendait tous, un quart d’heure de retard. Et en même temps, je avais envie quand même de l’attendre. Et dans la précipitation, elle rentre et puis elle pose ses affaires, très, très, très agitée et elle va se faire un café. Et je lui ai dit « Non, là maintenant, on va démarrer, on t’attend. Moi, j’ai besoin de prendre soin du groupe, j’ai besoin aussi de prendre soin de toi. » Là, le café, j’ai ouvert à 8h30 les portes et on y va quoi. Elle était dans une colère, mais dans une colère. Réaction. Et quand la première méditation s’est terminée, elle a vraiment fait exploser ce stress et cette colère envers moi. Et elle a dit « J’aimerais bien savoir qu’est-ce qu’on fait derrière parce que moi, j’aimerais prendre mon café.

Catherine GILLET

» Et elle était comme ça. Et puis je l’ai laissée me parler comme ça. C’était tellement beau à voir. Et ça, c’est ma fonction d’instructeur. Et j’ai beaucoup appris aussi avec cette femme, avec cette personne, parce que bien sûr que j’étais touchée de son retard. J’étais touchée, j’avais besoin de prendre soin du groupe. J’étais touchée par l’agression que j’étais en train de vivre. Ça m’était jamais arrivé dans un siècle. Je l’ai laissée déverser ça. Ça, c’est aussi la communication interpersonnelle. Quand tout était dehors, je lui ai donné l’information qu’elle attendait. « On part pour 40 minutes et tu as le choix. Personne ne t’empêche de boire ton café. Si tu bois ton café, tu bois ton café. Si tu viens méditer, tu fais comme tu veux, tu es libre. Mais moi, j’ai besoin de prendre soin du groupe et de toi. Je te demande de prendre soin de toi et du groupe. Maintenant, tu es libre. Elle est restée en méditation. Et c’est étonnant parce qu’ elle était avec une amie à elle, qui était là, une collègue, je crois, justement, de travail. Et juste après cette méditation, alors qu’il n’y a pas de pause dans cette journée, la personne s’est levée, elle est en soutien, j’ai compris, elle est allée se faire un café.

Catherine GILLET

Certainement pour dire « Bon, maintenant, viens boire ton café, je te soutiens, je suis là. »alors qu’il n’y avait pas du tout cette intention et elle n’a pas bougé, elle est restée sur son coussin. Je suis très touchée en pensant à ça parce que quand on a fini en huitième séance, bien sûr, on a parlé des apprentissages et je ne sais pas si le cycle MBSR l’aura fait se poser. Mais en tout cas, je suis sûre qu’elle aura pris conscience de l’état dans lequel elle se met, de stress, de ne plus être dans son corps, de ne plus accueillir et de vouloir tout le temps fuir la douleur, de toujours vouloir l’agréable et fuir le désagréable, nous met dans des états terribles. Et ce dont je suis sûre, je ne sais pas si elle continue de pratiquer, j’espère, mais je crois qu’elle a pris conscience qu’elle n’était pas là et que ça avait un impact terrible parce que bien sûr que derrière, elle avait de la culpabilité. Il n’y avait pas besoin de s’excuser d’ailleurs, elle en a parlé à la fin de la journée qu’elle était triste d’avoir réagi comme ça. Moi, je suis surtout contente qu’elle ait…

Catherine GILLET

Je crois que c’était ça l’important. Elle a vu ce que tout l’impact que ça avait, ce qu’elle a fait avec moi, qu’elle connaissait peu. J’imagine que ça devait être sur ses enfants. Le problème, c’est qu’au bout d’un moment, quand on ne gère pas ça, quand on ne gère pas le stress, l’accumulation du stress, ça va avoir un impact sur les personnes qu’on aime le plus, et notamment en communication. Je lui ai envoyé justement un message pour le cycle d’approfondissement de MBSR, qui est le cycle de pleine conscience interpersonnelle, qui est magique. Et peut- être que ce jour- là, moi- même, j’ai pu complètement l’accueillir dans ce qu’était parce que je étais en pleine formation depuis trois ans avec ça, c’était l’année dernière, que la relation… Un des grands stress de la vie, c’est nos rencontres avec nos humains, avec les personnes. C’est un très grand stress. Je trouve très intelligent qu’il y ait un approfondissement de MBSR. On rencontre la communication interpersonnelle. Le stress interpersonnel, on le rencontre en séance 7. Je vois que je suis bavarde. J’aime tellement ça, je trouve tellement beau que je pourrais jamais m’arrêter d’en parler tellement je trouve magnifique.

Catherine BARLOY

C’est parfait. Ça apprend aux personnes qui ne connaissent pas ce qu’est la pleine conscience et pas seulement la gestion du stress. Tu parles de communication interpersonnelle, tu parles de nombreux domaines qui sont liés les uns avec les autres. C’est en fait tout un écosystème autour de soi.

Catherine GILLET

Et les émotions sont là pour nous indiquer une humeur, pour nous indiquer qu’il y a quelque chose qui va bien ou qui va mal. Donc avoir conscience de ça. Si elle avait pris conscience de son mal- être, de son malaise à ce moment- là, si elle l’avait pris dans les bras, si elle l’avait accueilli, elle se serait fait moins mal. Parce qu’on a beaucoup de douleur en tant qu’être humain. Nous sommes des êtres très sensibles, les humains. Et puis, on a été habitué depuis notre enfance à recevoir des choses agréables, à nourrir l’agréable et à fuir le désagréable. Mais ça, c’est juste impossible. C’est notre condition humaine. Quelle est la personne qui ne va pas connaître la déchéance si elle va dans la vieillesse, si nous vieillissons et si nous ne mourons pas avant d’une maladie ? Nous allons tous aller vers la déchéance et c’est inévitable. On est dans un monde où on ne vit plus avec les morts. Qui n’a pas perdu quelqu’un ? On n’a pas tous un cancer, on n’a pas tous une maladie psychologique, mais on a tous de la souffrance. Et le monde d’aujourd’hui, notre hyper-connexion aux appareils, aux téléphones, aux ordinateurs, nous ne prenons pas ce temps pour être avec soi et pour dire « Waouh, mais attends, là, qu’est-ce qui se passe ?

Catherine GILLET

Qu’est-ce qui se passe pour moi ? Parce que si j’ai de la clarté sur ce qui se passe à l’intérieur de moi, je vais pouvoir m’en occuper. Mais si, comme cette personne dont je parle, cet exemple que je pourrais multiplier par 1 000, je suis emportée dans une tourmente comme ça et que je n’arrive plus à me poser parce que le cerveau est en hyperactivité, est en stress. Ça, c’est une histoire neurologique. C’est le système sympathique et le parasympathique. Et quand il n’y a que le système sympathique qui est en marche et qui est en mode fuir, frapper ou tout le temps être dans l’action pour survivre et que le cerveau n’a pas compris qu’ entre le mail du collègue ou du patron et un dinosaure, le cerveau ne fait pas de différence. Non, mais c’est vrai. C’est le problème du stress d’aujourd’hui, c’est que le cerveau ne fait pas la différence et la pleine conscience amène cette clarté. « Attends, tu n’as pas besoin de te mettre en survie, même si tu ne t’entends pas très bien avec ton patron ou que tu es pas très bien avec ton collègue ou que tu es impressionné par ton patron, peut- être que l’autorité, c’est peut- être un trauma ou un conditionnement qui peut être visité, qui peut être vu, reconnu et avec lequel on peut agir.

Catherine GILLET

Parce que le stress, c’est juste pour ça que nous sommes en survie.

Catherine BARLOY

Oui. J’entends par là, parce que tu nous partages, que la pleine conscience, tu parlais des neurosciences, tu parles de la gestion du stress, tu parles de la communication interpersonnelle. Est-ce que tu vois d’autres applications au quotidien ? Par exemple, je ne sais pas, améliorer la prise de parole en public ou est-ce qu’il y a d’autres choses ? On va laisser la performance de côté, mais est-ce qu’il y a d’autres choses qui peuvent aider les individus à l’intérieur d’une entreprise à mieux s’épanouir avec la pleine conscience ?

Catherine GILLET

Il y a déjà tout ça, la gestion du stress, la gestion de l’équilibre de sa vie et de son travail, trouver cet équilibre, voir… En fait, la pleine conscience permet… Quand je fais la pleine conscience avec les enfants, il y a une méditation dans les mouvements en pleine conscience, c’est « Va dans tes limites et puis regarde quand c’est trop. » C’est quoi quand c’est trop ? Est-ce que c’est quand t’as le souffle coupé ? Est-ce que c’est quand ça fait mal ? Les enfants, ils savent très bien faire ça. Nous, les adultes, en on a appris que non, non, je suis fatiguée, je ne vais pas m’arrêter. Oui, la pleine conscience, le problème aujourd’hui, ce n’est pas le surmenage, c’est le temps de récupération. Nous ne prenons pas le temps de récupérer, parce que quand nous sommes devant nos ordinateurs, quand nous sommes devant nos téléphones, nous ne récupérons pas. Alors, faire un stop de trois minutes, si nous le faisions.

Catherine BARLOY

Volontiers, bien sûr.

Catherine GILLET

Juste là, maintenant, là où nous sommes, nous arrêter, juste faire stop. Garder bien sûr les oreilles ouvertes avec ce qui est dit, mais juste s’arrêter. Peut-être pour arrêter la porte sensorielle des yeux qui est très, très, très sollicitante. Peut-être déposer le regard vers le bas ou fermer les yeux si c’est plus agréable. Puis juste là, faire pause. Pause. Qu’est-ce que c’est faire pause ? C’est juste dire OK, j’arrête tout ce que j’étais en train de faire, stop. Et dans stop, il y a le mot S pour dire stop, il y a le mot T pour dire temps. Je vais prendre trois minutes. Je vais prendre le temps de voir qu’est-ce qui est là, présent, pour nous maintenant. Pour ça, je vais reprendre contact avec moi. Je vais prendre le temps de sentir mes fesses sur la chaise, mes pieds dans mes chaussettes ou mes chaussures, le contact avec le sol. Le contact des mains, les mains peut- être qui sont déposées sur les cuisses ou les genoux ou qui sont ensemble, en prise. De découvrir ces sensations- là. Qu’est-ce que c’est les sensations qui sont là ? Juste du corps, revenir vers le corps. Découvrir qu’il y a une sensation de les mains qui sont ensemble, qu’il y a des sensations à tous ces endroits que je viens de nommer.

Catherine GILLET

Et puis les découvrir, connaître les choses telles qu’elles sont. Puis peut- être qu’il y a déjà du vagabondage. Âge de l’esprit, mais c’est quoi c’te folle ? Ok, juste reconnaître aussi qu’il y a peut- être des pensées. Ok. Et mentalement dire « Pensée. » Pensée. Et revenir vers l’exploration de nos sensations dans le corps, les mains et même un truc extraordinaire. Notre corps qui respire, notre respiration. L’air qui rentre, l’air qui sort. Ce mouvement dans notre corps. L’expansion qui se produit dans notre corps à l’inspiration et la contraction qui se produit dans notre corps à l’expiration. Ce mouvement perpétuel qui nous accompagne depuis notre naissance, qui est toujours là, que nous pouvons rencontrer à n’importe quel moment. Et puis peut- être en allant encore un peu plus loin, en focalisant encore notre attention, notre présence vers les sensations liées à cette respiration. Au niveau des narines, de la poitrine, du ventre. Sentir l’air qui pénètre à l’intérieur des narines, le pourtour des narines. La poitrine qui se soulève, qui s’abaisse, le ventre qui se gonfle et se dégonfle. Et puis, accueillir ce qui est là. Peut-être qu’il y a de l’agitation, de la contrariété, de la colère.

Catherine GILLET

Là, une petite météo interne. Ok. Comment c’est pour moi là, maintenant, après avoir rencontré mes sensations dans ma respiration ? Peut-être qu’il y a une contrariété, qu’il y a des pensées. Juste les reconnaître. Ok, pensez, pensez. C’est quoi ma météo interne ? Tu vois, il y a du soleil, il y a des nuages, il y a de l’orage. Il y a du vent, c’est de la tempête. Et de pas chercher à éliminer la tempête ou ce qui est là maintenant. Juste être avec, de dire « OK, c’est inconfortable là ». Si c’est inconfortable. De pas chercher à l’éliminer. Si c’est confortable, à en profiter, de se rappeler que la vie est impermanence et que si c’est confortable, il y a un moment où ce sera inconfortable. Et si c’est inconfortable, se rappeler qu’il va y avoir un moment où l’agréable va revenir. Prendre une grande inspiration pour nous remplir d’énergie et une grande expiration pour relâcher tout ce qui a besoin d’être relâché, les épaules, les tensions peut- être autour des yeux, de la bouche et encore une grande inspiration pour nous remplir d’énergie, puis une grande expiration pour relâcher tout ce qui a besoin d’être relâché.

Catherine GILLET

Tout doucement à notre rythme, avec douceur et délicatesse envers nous- mêmes, nous ouvrons les yeux. Et là, nous découvrons les sensations de la lumière, les couleurs, les formes, et puis revenir ensemble.

Catherine BARLOY

Ça fait tellement bien.

Catherine GILLET

J’aime bien que tu dises… En fait, merci d’en avoir laissé cette opportunité de faire l’expérience parce que je ne sais pas si ça sera ta conclusion ou si tu as d’autres questions, mais la pleine conscience, ce n’est surtout pas théorique, c’est surtout expérientiel. Et l’expérience de l’un ne sera pas l’expérience de l’autre et personne ne peut être l’expérience de qui que ce soit. Donc c’est très difficile, même pour moi, de donner des anecdotes parce que finalement, c’est mon interprétation de ce que vivent les personnes. Mais chacun a son expérience. S’il n’y a qu’une chose que je peux dire, même si les expériences sont différentes, je peux voir dans les cycles, puisqu’il y a pas mal d’échanges pour partager ce que nous vivons, enfin, ce que les participants… Moi, je ne parle pas. Les personnes, c’est très joli dans les dialogues parce qu’une personne dit « Moi, j’ai eu du mal. Je pensais à tout ce que j’avais à faire. J’avais l’impression de perdre mon temps à ne rien faire. » Et l’autre dit « Quand tu as dit ça, ça m’a inspirée. Et puis dans ma méditation, là, cette méditation, il m’est arrivé la même chose que toi.

Catherine GILLET

Je me rappelle que moi aussi j’étais là, puis j’ai décidé d’aller un peu plus loin. » Et en fait, quand je suis allée un peu plus loin, c’était bien. Voilà, c’est nos connexions, ça aurait pu arriver. Et ça, c’est accueillir ce qui est là. Tes auditeurs, pour toi, pour moi. Et on accueille ça. Plutôt que faire tout de suite le mental « Merci pour ce… » C’est pas monté, les auditeurs, c’était pas un montage, mais « Oui, c’est la vie, le téléphone sonne, c’est pas souhaité. » Mais il y a le choix. Est-ce que je me prends la tête ? Est-ce que je m’ énerve ? Est-ce que je me culpabilise ? Ou juste une petite respiration et « Bon, c’est OK, c’est ce qui est arrivé. »il y a déjà une douleur. Est-ce que nous rajoutons encore une flèche à la flèche que nous venons de recevoir ? En tout cas, ça a changé ma vie. J’ai envie de dire à toutes les personnes qui écoutent et toi, bien sûr, ne me croyez pas sur parole dans ce que je vous dis. Ne me croyez pas, ne remettez pas la confiance en quelqu’un d’autre. Moi, j’ai envie de vous dire, faites l’expérience.

Catherine BARLOY

Faire l’expérience par soi- même, pour trouver ce que ça va nous apporter à nous.

Catherine GILLET

Ou pas bien.

Catherine BARLOY

Ça apportera déjà une expérience. Et pour t’avoir suivi pendant mon burn out l’an dernier, tous les matins de 7h00 à 7h30, pour une méditation. C’était déjà une première étape pour me remettre et une première étape vers une action, une routine qui faisait du bien. Certes, là, on a parlé de la pleine conscience par rapport à l’entreprise. Je sais que certaines personnes qui nous écoutent sont plutôt en phase de recherche d’emploi plutôt que dans le monde de l’entreprise. Je sais que c’est totalement possible également d’être aidé par la pleine conscience quand tu es en recherche d’emploi. Est-ce que pour terminer, tu aurais des conseils spécifiques pour ces personnes- là ?

Catherine GILLET

À partir du moment où je reprends le volant de ma vie, je crois que des conseils, je me permettrais pas, mais il est évident que la pleine conscience a un impact sur tellement de choses, sur la confiance en soi, sur la gestion du stress, sur la communication interpersonnelle. On en a parlé dans le cadre de l’entreprise, mais j’ai été interviewée dans le cadre d’un traitement pour le cancer. J’ai une personne là qui va faire le prochain cycle pour un traitement de bipolarité. Aujourd’hui, les psychiatres m’envoient des gens. Donc oui, pour ces personnes qui sont dans la recherche d’emploi, surtout si elles ont ce temps- là, parce que quand on travaille… C’est un travail à part entière de chercher du travail. Et puis c’est stressant et il y a de la dévalorisation, il y a un manque de sociabilité. Ça redonne un équilibre à la vie. Puis, au lieu de laisser les ruminations monter, c’est revenir avec « Non, mais ça, ce sont des pensées, ce n’est pas la réalité. » Est-ce qu’il peut y avoir un manque de confiance en soi quand on recherche un emploi et puis parfois de la procrastination aussi. « Je n’arrive pas à me mettre au travail.

Catherine GILLET

» OK, comme tu dis, une forme de routine, oui. Effectivement, de mettre ça dans sa vie sous forme de routine, faire comme tu as fait tous les matins de 7h00 à 7h30 et ouais, des fois, même moi, de le faire, je n’ai pas envie. J’aimerais bien rester dix minutes, un quart d’heure de plus, mais je sais que ça met ma journée en route. C’est les personnes qui recherchent un emploi ont une rigueur à mettre et c’est difficile d’être dedans et en même temps, peut- être qu’elles sont en recherche d’emploi. Peut- être qu’il y a un manque de confiance en soi. J’ai une personne là qui vient faire un cycle et qui effectivement est en recherche pour l’emploi. Moi, j’ai beaucoup de personnes qui viennent pour la prise de parole en public, parce que je forme les gens à la prise de parole en public. Et aujourd’hui, je vais être honnête, la plupart des personnes je leur dis, ce n’est pas la peine d’aller plus loin tant qu’on ne travaille pas à l’intérieur. L’extérieur, c’est secondaire. Quand ça ira bien dedans, tout va se faire. Donc les chercheurs de recherche d’emploi, quand il fera beau à l’intérieur et puis quand on acceptera que c’est l’orage, ça sera OK d’aller à un rendez- vous, ça sera OK de recevoir un non et d’accueillir l’inconfort du non pour une recherche d’emploi, pour une maman, pour un papa.

Catherine GILLET

En fait, il n’y a pas de spécificité, c’est juste pour notre humanitude, retrouver notre humanitude et notre vulnérabilité et l’accueillir. Mince, quoi. C’est dur d’être humain. C’est hyper dur d’être humain. L’accueillir, l’accepter.

Catherine BARLOY

Merci beaucoup Catherine. Merci pour tous ces partages. Merci pour cette phrase de conclusion que je laisserai comme ça en suspens. Si des personnes souhaitent te contacter, elles peuvent faire comment ?

Catherine GILLET

Je pense que je ne mets pas toujours à jour, mais d’abord, c’est de te contacter, toi. Tu as donc mes coordonnées, donc déjà de contacter Catherine Barloy. Et puis, il y a le site, bien sûr, le site www.presence-pleineconscience.Com ou CatherineGillet.com Vous risquez de tomber sur mon site de comédienne de one man show, mais Catherine Gillet, à nyon, en Suisse, N-Y-O-N. Et peut- être de me retrouver tous les matins, de m’envoyer un message et puis de me retrouver les matins de 7h00 à 7h30 pour commencer par une méditation du matin. Et surtout, te contacter. On va dire maintenant . Catherine Barloy est mon agent. Mon Dieu.

Catherine BARLOY

C’est bien, c’est parfait.

Catherine GILLET

Je Mettrai tous ces liens dans la retranscription de l’épisode. Et puis, encore un grand merci à toi.

Catherine GILLET

Merci à toi, Catherine. J’aime beaucoup parler avec toi. Merci beaucoup.

Catherine BARLOY

C’est partagé. Je te souhaite une très belle journée. À bientôt.

Catherine GILLET

À bientôt.

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