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Blue MidVoice Episode 26 : Aurore Alaux

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L’épisode est en ligne :

🎙 J’ai le plaisir de vous présenter mon dernier podcast avec Aurore Alaux, une femme passionnante qui a décidé de changer de cap professionnel pour devenir sophrologue spécialisée dans la gestion des émotions et l’accompagnement de l’atypisme, en particulier les troubles du neuro-développement.

Aurore partage son incroyable parcours, du monde de l’entreprise à la naturopathie, en passant par la sophrologie. Elle nous raconte comment elle a découvert sa véritable vocation et comment elle a transformé sa passion en carrière.

Elle aborde également des sujets tels que l’entreprenariat, la gestion des émotions, et l’importance de se faire coacher ou mentorer pour réussir dans le monde professionnel.

Écoutez le podcast pour découvrir son histoire inspirante et ses précieux conseils. 🌟🎧

👉 Écoutez le podcast complet sur toutes les plateformes d’écoute Blue MidVoice Episode 26 ou dans le lien en commentaires.

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Je suis Catherine BARLOY, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife sur Nancy mais également à distance.
Je partage avec vous et avec mes invités des conseils pour envisager une vie professionnelle plus épanouie.

🌟Retrouvez la retranscription de ce podcast sur mon site ainsi que tous les liens associés : https://linktr.ee/bluemidlife ou en commentaires de ce post

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Bonus Blue Midlife

Points clés :

  • Aurore Alaux a trouvé ses premiers clients en partageant son authenticité et son parcours sur les réseaux sociaux.
  • Instagram a été un outil précieux pour créer une présence en ligne durable et attirer des clients.
  • L’importance d’un site web bien conçu et optimisé pour le référencement naturel pour être trouvé sur Google.
  • Aurore a développé son entreprise dans une nouvelle région sans réseau préexistant, prouvant que c’était possible.
  • Elle a souligné l’importance de se former régulièrement pour mieux répondre aux besoins des clients, notamment ceux avec des troubles neuro-développementaux.
  • Aurore a mentionné les défis financiers de l’entrepreneuriat et la nécessité d’avoir une vision claire des charges et besoins financiers.
  • L’ajout d’emplois complémentaires a permis de garantir la stabilité financière tout en poursuivant son activité de sophrologue.
  • Elle a évoqué l’importance de l’authenticité et de la vulnérabilité dans l’entrepreneuriat, soulignant que reconnaître ses besoins est essentiel pour évoluer.
  • Aurore recommande de se faire coacher ou mentorer pour bénéficier d’un soutien extérieur et maintenir la motivation.
  • Elle encourage les futurs entrepreneurs à expérimenter et à tirer des leçons des échecs, car ils mènent souvent à des apprentissages précieux.

En voici la retranscription et les liens associés :

Bonjour, je suis Catherine BARLOY, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach et je vous accompagne pour trouver VOTRE voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue sur ce podcast où je partage avec vous, seule ou avec mes invités, des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors on est parti pour l’épisode du jour.

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Bonjour à tous et bienvenue sur l’épisode numéro 26 du podcast Blue MidVoice où je reçois en interview Aurore Alaux. 

Mais avant de plonger dans le vif du sujet, je voudrais vous partager le commentaire Google que m’a laissé un de mes clients et vous savez comme cela me fait chaud au coeur de recevoir vos retours : “J’ai suivi un bilan de compétences avec Catherine et je ne regrette absolument pas. Elle sait choisir ses mots et sa qualité d’écoute permet d’être serein et d’avancer dans de bonnes conditions dans cette recherche de nous même. Je la recommande à 200 %” Merci beaucoup Maxime et au plaisir de continuer à t’accompagner lors de la session post-bilan prévue dans les 3 à 6 mois en fonction de toi. Si vous aussi, vous êtes intéressé par un bilan de compétences, vous trouverez tous les renseignements sur mon site bluemidlife.fr ou vous pouvez me contacter tout simplement sur contact@bluemidlife.fr. A très bientôt pour vous accompagner vers votre vie pro épanouie.

Et donc nous voilà parti pour l’épisode du jour avec Aurore Alaux : 

Alors je connais Aurore depuis trèèèès longtemps 42 ans exactement mais parfois la vie va trop vite et on se perd de vue et c’est grâce à mon métier de coach et à ce podcast que nous avons pu nous retrouver et échanger et nous avons pleins de projets : vous préparer un numéro spécial pour le mois de décembre et qui sait préparer un programme d’accompagnement ensemble. Bref de très beaux projets en perspective et donc Aurore est ici aujourd’hui pour nous partager des conseils et son expérience sur la sophrologie et l’entreprenariat. Alors je n’en dis pas plus et je vous souhaite une bonne écoute :

Catherine BARLOY

Bonjour, Aurore.

Aurore ALAUX

Bonjour, Catherine. Je suis très contente de passer ce moment avec toi. Je te remercie pour ton invitation.

Catherine BARLOY

Avec grand plaisir. Merci à toi d’être avec nous, de venir partager ta propre expérience et plein de choses au niveau sophrologie et on va y revenir, mais je te propose de commencer tranquillement et de te présenter, de présenter ton parcours, ton projet.

Aurore ALAUX

Avec plaisir. Je m’appelle Aurore, j’ai 42 ans, je suis maman et belle- maman. Je suis dans l’équipe des Familles Recomposées. Je suis sophrologue et je me suis spécialisée dans la gestion des émotions et l’accompagnement de l’atypisme. Par atypisme, j’entends les troubles du neuro développement. Après 20 ans dans le vaste monde de l’entreprise, notamment en communication et aussi dans la gestion des approvisionnements, je suis devenue maman. Ça, c’est quelque chose d’assez universel, je crois. C’est souvent le moment de bascule où on se pose plein de questions et on revoit un peu au quotidien. Et à ce moment- là, j’ai un bébé qui a un RGO assez fort et donc ça m’emmène à me poser plein de questions sur l’alimentation, comment l’apaiser, etc. Et de fil en aiguille, je ne me rends pas compte, mais je développe pas mal de skills dans tout ce qui va être naturopathie et sophrologie. Et au moment de reprendre mon travail avec mon tout petit bébé, je ne me sens pas bien, donc je fais un bilan de compétences où je rencontre un monsieur et je lui explique. En fait, adorable, génial, il me dit « Mais à quoi ressemble votre vie actuellement ?

Aurore ALAUX

» etc. Donc je lui raconte. Voilà, moi j’ai passé un an avec mon bébé, il a eu un RGO. J’ai regardé le contenu de l’assiette, j’ai regardé comment je pouvais l’accompagner pour rester actif, pour se changer les idées, avoir le beau côté des choses, etc. C’est là où il me dit « Mais en fait, vous êtes naturopathe. » Qu’est-ce que c’est que ce métier, monsieur ? Il m’explique ce que c’est. Effectivement, première révélation, je me dis que c’est génial. C’est exactement ce que je fais déjà au quotidien. J’entre dans la relation d’aide par cette porte- là, tout en me disant « C’est génial, mais je crois que c’est pas ça. » Lors de la formation en naturopathie, je suis initiée à la sophrologie et là, c’est la révélation parce que je me dis que c’est un formidable outil pour pouvoir évoluer, pour pouvoir prendre conscience de plein de choses qui se passent en nous. C’est très, très complémentaire et donc deuxième formation qui suit la sophrologie. Et depuis deux ans, je suis sophrologue à plein temps, on va dire. Super.

Catherine BARLOY

Donc là, tu as évolué progressivement vers la sophrologie. Donc la seule solution quand on est sophrologue, c’est de s’installer à son compte ou il y a d’autres possibilités ? Parce que j’allais te poser la question d’où est venue cette idée d’entreprise ? Mais voilà, est-ce qu’il y a possibilité, par exemple, d’être sophrologue et salariée ?

Aurore ALAUX

Oui, heureusement, c’est une profession qu’on peut faire, je dirais, d’une manière qui nous convient le mieux, pour vivre d’ailleurs au mieux ce qu’on a apporté, accompagné. Moi, je suis sortie d’entreprise parce qu’à un moment donné, ça ne me convenait plus. Et puis, j’avais vécu une situation au travail qui m’avait marquée. J’avais beaucoup de crainte de retourner au salariat et donc cette évidence de m’installer à mon compte était tout de suite là. Néanmoins, il y a des réalités pour certaines personnes qui sont certaines, notamment financières. Et donc, une fois que mes droits de soutien Pôle emploi ont pris fin, il était très clair pour moi qu’il fallait que je mette en place quelque chose. D’ailleurs, moi, j’attends rarement que le bateau prenne l’eau. J’avais mis quelque chose en place avant. Donc j’ai toujours eu ce que j’appelle des jobs complémentaires. J’ai toujours eu un petit salariat et mon activité au cabinet, le temps que ça se développe, parce que je ne suis pas la seule sophrologue non plus au mètre carré, que le bouche à oreille met un petit peu de temps à se mettre en place et c’est bien naturel, parce que j’ai cette réalité de terrain de devoir remplir le frigo pour des bouches à nourrir et que ça me permettait aussi d’être plus légère dans ce que j’avais envie de créer, parce que cette base était assumée.

Aurore ALAUX

Et ça, c’est un chouette cadeau que je continue à mettre en place. C’est- à- dire qu’il y a encore aujourd’hui, au bout de trois ans, j’ai un job complémentaire qui reste avec mes clients de cœur qui sont les enfants et qui me permettent vraiment de voir comment ils vivent, d’être à leur contact, de vraiment être sur le terrain, comme je dis, pour, je trouve, être encore plus efficace et pertinente quand je les reçois dans mon cabinet. Et donc, j’ai envie de dire qu’il y a autant de possibilités d’exercer la sophrologie que de personnes. Ça marche très bien en visio, ça marche très bien en groupe. Je pense qu’on peut être salarié, même d’une association ou des choses comme ça. Ça peut être complémentaire d’un travail full time. Je pense que c’est vraiment propre à chacun. Mais ce que ça m’a invité à intégrer, c’est qu’ il est bon de se sentir sereine pour pouvoir donner au maximum. Si on a des peurs de « Comment je vais joindre les deux bouts ? », etc, ça vaut la peine d’aller voir ce qu’on peut mettre en place.

Catherine BARLOY

Être bien pour être un socle pour les personnes qu’on accompagne.

Aurore ALAUX

Exactement. Et puis, je pense que c’est aussi l’occasion de leur transmettre qu’ on a le droit de faire plusieurs choses.

Catherine BARLOY

Oui, il faut que ça rentre dans les mœurs.

Aurore ALAUX

Exactement. On n’est pas.

Catherine BARLOY

Obligé d’avoir qu’un seul métier.

Aurore ALAUX

Exactement.

Catherine BARLOY

Et là, tu parlais un petit peu des accompagnements possibles. Au niveau de l’accompagnement que tu proposes, toi, c’est plutôt en ligne, en présentiel, avec une seule personne ou des groupes ? Comment ça se passe ?

Aurore ALAUX

Moi, ces trois médias- là, Medium, je ne trouve pas mon mot, j’utilise en tout cas ces trois canaux, c’est- à- dire que je vais recevoir des clients en présentiel, donc au cabinet. Soit on est en one to one, soit les parents restent parce que l’enfant a besoin de ce qu’on appelle l’alliance thérapeutique. Elle se construit et donc il n’y a aucun souci pour que le parent soit présent lors des séances. Il m’arrive d’accompagner surtout des personnes aidantes en visio, parce que ça leur demande aussi moins d’énergie et que ça leur garantit vraiment une bulle dans leur quotidien, quel qu’il soit. Donc, principalement la visio, oui, c’est avec ce public- là que j’affectionne énormément, donc j’en suis ravie. Et j’ai développé du collectif parce que mon sentiment, c’était qu’ au- delà d’une pratique commune, il y avait plein de choses qui pouvaient se passer. Donc, pour rentrer dans le concret, j’ai développé ce que j’appelle pour l’instant « Sophro kids », mais le nom est déposé. Donc, il faut que je trouve autre chose. Sophro Kids, donc à destination des enfants de primaires. Et on se voit 10 fois par an, donc une fois par mois, hors période scolaire.

Aurore ALAUX

Et on va visiter ce que sont les principales émotions, pourquoi elles sont là, comment on peut faire pour les accompagner, pour les vivre et comment on peut grandir et s’autonomiser en les observant, en se connaissant soi- même. L’objectif de tout ça, c’est de vraiment créer de l’autonomie émotionnelle pour pouvoir prendre soin de soi dans le groupe. À un moment donné, je reste quelqu’un à part entière qui a des besoins et qui est dans un système. Comment ça peut fonctionner ? Comment moi, je continue à prendre soin de moi ? Donc, il y a les principales émotions, mais on va aussi regarder tout ce qui est de l’ordre de l’empathie, du consentement. Qu’est- ce que ça veut dire de dire non ? Le handicap, visible, invisible. Toutes ces thématiques qui, pour moi, ont beaucoup de sens et sont très importantes à mettre dans la tête de nos tout petits, qui ont déjà d’ailleurs une très, très grande réflexion sur les choses, sur la vie. Et puis, le deuxième groupe collectif que j’accompagne, ce sont les aidants. Là, l’objectif de ce temps, c’est de leur permettre, lorsque c’est possible, de se faire une bulle sur le temps du dîner.

Aurore ALAUX

Parce que je sais de source sûre que c’est un moment où la personne aidée va avoir plaisir d’être avec quelqu’un d’autre que son aidant. Ça remplit d’une vie sociale autre, avant le moment du coucher qui peut être compliqué. Ça, je l’ai bien en tête. Une bulle pendant le dîner, lors du lors de laquelle la personne aidante va pouvoir se déposer, vraiment lâcher des élastiques, penser à lui ou à elle, être écoutée, reçue et repartir nourrie par la pratique de la sophrologie, mais aussi parce qu’on va prendre le temps de boire une infusion ensemble, de grignoter un gâteau gourmand et de repartir dans son quotidien en ayant eu un espace pour lui ou pour elle.

Catherine BARLOY

Ce sont des approches très très complémentaires et je l’entends très douce avec ta voix très enveloppante.

Aurore ALAUX

Merci, c’est un beau compliment.

Catherine BARLOY

Je reviens un petit peu à ta casquette d’entrepreneur. Comment as- tu trouvé tes premiers clients ?

Aurore ALAUX

C’est une bonne question ça. Comment j’ai trouvé mes premiers clients ? J’avais commencé… Moi, je viens de la com aussi, donc je dois dire qu’ il y a des choses qui étaient faciles et d’autres qui n’étaient pas faciles. C’est- à- dire que communiquer pour les autres, ça a toujours été un grand bonheur. Communiquer pour soi, c’était moins aisé. Donc je me suis tout de suite dit que si je me montrais sur les réseaux, c’était dans mon authenticité pour que la personne qui viendra à moi qui sera amenée à venir à moi en tout cas, se reconnaîtra ou en tout cas sera en confiance. Je voulais pas… J’ai beaucoup de mal avec les réseaux quand on a l’impression que les gens jouent un rôle, etc. Ça, je sais pas faire. Donc tout de suite, je me suis dit je vais me présenter dans mon cheminement, dans ma formation à l’époque de naturopathie. Donc, les gens qui ont rejoint mon compte me voyaient en train de me former, me voyaient en stage, me voyaient en train d’apprendre tous les os du squelette humain me voyaient. Donc, je voulais vraiment montrer en quoi ça consistait et puis transmettre mon enthousiasme parce que la naturopathie, pour moi, ça a été vraiment…

Aurore ALAUX

C’est tellement de bon sens que, comme je te le disais en aparté, pour moi, ce sont des pratiques qu’on devrait nous apprendre à l’école. C’est vraiment tellement… Pour moi, c’est évident, mais bien sûr. Mais oui, mais c’est bien sûr. Vraiment, j’avais l’impression qu’on rallumait la lumière à tous les étages. J’ai vraiment eu à cœur de transmettre ça. J’étais déjà sur le créneau de l’enfant, parce que pour moi, l’enfant, ça a toujours été un client de cœur, notamment de l’asthme et des allergies, puisque pour le coup, je connaissais mon sujet par cœur pour être concernée et mon fils avec. Donc, j’ai commencé comme ça et du coup, j’ai pu dire « Voilà, j’ai les clés de mon cabinet, je commence tel jour, les rendez- vous sont… Vous pouvez prendre rendez- vous sur telle plateforme, etc. » Ça a commencé très modestement, mais le jour J, j’avais déjà un rendez- vous. Et je me suis dit « Waouh, ça y est, ça commence, c’est génial. Ça a été à chaque fois des belles rencontres. » Donc, c’est vrai que Instagram m’a aidée pour ça. Je me suis très rapidement aussi fait accompagner par une webdesigner qui s’appelle Delphine Sol et qui a fait un travail génial sur mon site.

Aurore ALAUX

Parce que sans ça, Google, son algorithme, ça ne fonctionne pas et c’est quand même une référence. Elle m’a vraiment apporté à la fois un œil esthétique, mais dans la construction du site, tout ce que moi, j’ai un peu lâché depuis un long moment et qu’il fallait absolument que je délègue, entre guillemets, mais encore mieux que ça. C’est- à- dire que derrière, il y a une vraie réflexion de créer un univers graphique qui est enveloppant, qui transmet déjà qui tu es toi. Donc là- dessus, on s’est vraiment trouvées toutes les deux. C’était un travail génial qu’elle a fait. Et du coup, par la recherche Google, on me trouvait dans les aspects que j’aimais accompagner naturellement en naturopathie, puis en sophrologie et maintenant uniquement en sophrologie.

Catherine BARLOY

Instagram, pour installer une sorte de teasing longue durée.

Catherine BARLOY

Oui, c’est ça. Et donc, ton site par rapport aux référencements naturels de Google.

Aurore ALAUX

Ok. Exactement. Et ça a très bien fonctionné, ces deux choses- là. Et je pense que là, le message que j’ai envie de transmettre tout de suite, c’est que moi, je suis arrivée dans une région où je ne connaissais personne, je n’ai pas de réseau, etc. Et que ça a fonctionné. Donc, si ça peut encourager des personnes qui se disent « Oui, mais moi, personne ne me connaît, ça va pas fonctionner. » Si, en fait, ça fonctionne, ça demande du temps, mais c’est pertinent, ça fonctionne et ça fonctionne encore aujourd’hui. Par exemple, quand je rencontre les gens, la question c’est « Comment est- ce que vous m’avez connue ? » Donc, il y a un peu plus de bouche à oreille aujourd’hui, mais c’était Internet. Donc, c’est que ça fonctionne.

Catherine BARLOY

Oui, oui. Oui. Toi, tu as un bagage de communication. Tu as donc fait une formation de naturopathie, une formation de sophrologie. Est- ce que tu as fait d’autres formations par rapport à l’entrepreneuriat avant de te lancer ?

Aurore ALAUX

Oui, mais pas récemment. C’est- à- dire que cette envie de lancer quelque chose à mon compte ne date pas d’hier et je crois me souvenir qu’il y a une dizaine d’années, j’avais monté une marque. C’est la date dont je ne me souviens pas, mais la marque, je m’en souviens très, très bien. Pour, en fait, développer une marque de couture avec le moins de déchets possible, à la commande, etc. Parce que ça faisait déjà partie de mes valeurs fortes et à l’époque, ça avait très, très bien fonctionné. J’étais ravie de ça et donc je m’étais faite accompagner par Pôle emploi pour créer ce qu’on appelle le business plan, qu’en général, tout le monde adore mais qui est ô combien nécessaire, parce que j’ai remis mon nez dedans là aujourd’hui, il y a un an ou deux, en me disant « Oui, tel point j’avais négligé. » Et en effet, c’est très porteur. Donc on m’avait déjà parlé du business plan, on m’avait parlé des aides que je pouvais avoir. Ça avait déjà bien structuré les étapes de construction et surtout, au- delà de ça, moi, je me suis fait coacher très, très souvent et par plusieurs personnes, c’est- à- dire que…

Aurore ALAUX

Enfin, pas en même temps. Ils ont fait des bâtons de relais sans le savoir, mais parce qu’à un moment donné, j’identifiais des choses qui pouvaient être bloquantes dans mon développement. Et du coup, j’allais chercher l’aide extérieure pour pouvoir franchir un palier et avoir un regard extérieur challengeant qui me dise « Si là, tu n’as pas atteint tel plancher, rappelle- toi que tu as besoin d’un plan B. » Donc, qu’est- ce que tu mets en place ? » C’était à la fois des aides pour me développer, mais aussi des garde fous qui étaient nécessaires.

Catherine BARLOY

Oui, donc un accompagnement, on va dire, par une organisation, Pôle emploi, et puis un accompagnement plus humain par rapport à tes freins, à tes croyances, à des choses que tu as décapsulées pour.

Aurore ALAUX

Pouvoir avancer. Exactement. Plus personnalisée, parce que forcément, il n’y a pas cette possibilité dans les groupes auxquels j’ai participé avant, mais qui était déjà très complet sur toute la partie administrative, comptable, etc. On avait déjà reçu un certain nombre d’informations. Et moi, j’ai ressenti le besoin qu’on m’accompagne aussi de manière personnalisée, tout à fait.

Catherine BARLOY

Et donc là, actuellement, tu travailles seule ou alors tu t’es associée avec d’autres professionnels ?

Aurore ALAUX

Je travaille 80% de mon temps seule. Je développe ou je co-crée avec d’autres thérapeutes des moments. J’ai déjà animé des stages de sophro yoga naturo yoga à l’époque. Dans mon cabinet, j’ai souhaité regrouper deux autres thérapeutes. On partage quelques caractéristiques communes et qui accompagnent d’autres publics. Par exemple, Stéphanie Lécollier, qui est grapho thérapeute et forcément psycho pédagogue et qui accompagne pour les enfants et les adultes qui ont des difficultés d’apprentissage, des cultures, des troubles ou pas. On a très envie de développer ensemble des ateliers collectifs pour l’intégration des réflexes archaïques dont on sait qu’ils vont avoir des portées sur le comportement, sur les apprentissages, sur des troubles, de l’anxiété, etc, lorsqu’ils n’ont pas été bien intégrés. Donc, on est formés toutes les deux à ça. La troisième personne qui devrait nous rejoindre est plus dans les accompagnements féminins, accompagnement à la naissance, etc. Donc, on se fait un pont, une passerelle, parce que c’est des choses, des sujets que moi, j’accompagne un petit peu moins naturellement. Et elle me renvoie aussi des gens qu’elle accompagne moins naturellement. Donc, on a aussi ce genre de passerelle un peu naturelle qui se font entre nous.

Aurore ALAUX

Elle est en sophrologie également. Je trouvais ça très complémentaire. Voilà. Donc, en gros, j’aime, j’ai besoin en fait moi de ce temps où je mène des réflexions solo. Je fonctionne comme ça et j’ai besoin de temps choisi avec des thérapeutes choisis en qui j’ai confiance et avec qui il y a une belle résonance, avec qui je sais qu’on va porter des sujets qui nous touchent et qui vont trouver un écho auprès des publics que l’on souhaite accompagner. Donc assez très rapidement, j’ai mis ça en place parce que c’est complémentaire. J’ai totalement conscience qu’une consultation individuelle, ça a un prix que tout le monde ne peut pas se permettre. Et pour autant, je sais que dans les collectifs, il se passe quand même des choses Il y a des messages qui passent, des graines qui sont plantées. C’est un autre travail, mais qui n’est pas négligeable et qui m’enthousiasme beaucoup aussi. J’ai tout de suite eu envie de mettre les deux systèmes en place et donc pas forcément de tout porter toute seule, parce que j’aime bien qu’on me sorte de ma zone de confort aussi. J’aime bien qu’on vienne « bousculer », c’est toujours fait avec beaucoup de douceur, mais quand moi je me dis « Si, ça va être comme ci comme ça », et que la personne me dit « Moi, j’ai pensé à ça », « Tiens, intéressant ».

Aurore ALAUX

Parce que c’est aussi de pas trop s’enliser dans le train- train, dans ce qu’on sait faire et de rester aussi un petit peu en éveil, à l’écoute. Pour moi, c’est important, c’est intéressant.

Catherine BARLOY

En parlant de challenge, par rapport à ton expérience d’entrepreneure, tu as dû rencontrer quand même des challenges et comment as-tu réussi à faire avec, à les surmonter ?

Aurore ALAUX

Pour moi, les deux challenges principaux que j’ai identifiés, c’étaient des sujets que je ne maîtrisais pas et qui m’ont demandé d’aller me former pour approfondir mes connaissances et être sûre que je fasse bien les choses. Assez naturellement, les personnes qui sont porteurs d’atypisme sont venues vers moi parce que je suis concernée aussi et je pense quand même que des fois, il y a des espèces de miroirs qui se mettent en place. Dans ma formation initiale, on n’avait pas vraiment creusé ces sujets, qu’est- ce qu’on fait, qu’est- ce qu’on ne fait pas, pour ne pas accentuer les troubles, ce qui serait quand même dommageable. Moi, ce que j’aime beaucoup et que j’ai reçu de la naturopathie, c’est un engagement qui est d’abord ne pas nuire. Donc, si tu ne sais pas, tu ne fais pas. Tu viens compléter quand tu sais, tu fais. C’est ce que j’ai mis en place, déjà, de me former pour vraiment savoir de quoi on parle, en quoi consiste ces troubles, comment est- ce qu’ils se manifestent. J’ai passé beaucoup d’heures à me former et j’ai adoré parce que c’était encore une fois comme pour la naturopathie. « Oui, mais c’est évident, mais bien sûr.

Aurore ALAUX

» Plein de connexions se font. Qu’est- ce qu’on fait ? Qu’est- ce qu’on ne fait pas ? C’était super. Dans ma petite boîte à outils quotidienne. Là, je me suis sentie vraiment rassurée et en force de me dire « Je sais ce que je fais. » Et puis si je ne sais pas, je réadresse la personne bien entendu, parce qu’il faut garder aussi son principe d’humilité. Mais en tout cas, j’ai eu besoin de me former. Et puis, l’autre challenge, il est financier, c’est- à- dire que se lancer… Moi, je suis en cabinet, donc j’ai des charges. J’ai un quotidien que j’assume. D’autres donc, j’ai un certain palier chaque mois à obtenir et il m’est arrivé assez régulièrement de ne pas l’atteindre. D’où aussi la question de se dire « Qu’est- ce que je fais ? Est- ce que je regarde, comme je le disais tout à l’heure, le navire couler ? » Et ce n’est pas du tout mon genre. Je n’ai pas envie d’attendre que les choses se dégradent ou deviennent compliquées ou dramatiques, éventuellement. Donc, je me suis assez rapidement dit « OK, donc il y a des mois où il ne se passe rien. Le mois d’août, par exemple, pour quasiment tous les thérapeutes, il ne se passe pas grand chose.

Aurore ALAUX

Quoique fin août, ça repart. » Mais bon, l’été, c’est compliqué. Septembre, il y a le tunnel de la rentrée. Je donne un exemple concret pour que ce soit parlant. Je pense qu’on va se connaître là- dedans, mais ça fait quand même trois mois qu’ils sont touchy où tes charges, elles continuent, mais ton chiffre d’affaires, il n’est pas au rendez- vous. Donc, qu’est- ce que tu fais ? Et je me suis posée beaucoup de questions, c’est- à- dire, est- ce que je vais dans le job alimentaire ? Oui, je vais, entre guillemets, bien gagner ma vie, mais je vais avoir l’impression de faire ce grand écart énergétique, de pas du tout être dans mon cœur de cible de quotidien ou d’alignement avec mes valeurs, etc. Très rapidement, ça a été bloquant pour moi. Mon corps ne voulait même pas bouger, c’est- à- dire « Non, je n’y vais pas. » Donc je me suis dit « Tu écoutes les signaux, c’est que ton mental est en train de te dire « Mets- toi en sécurité », mais ton corps te dit « Je ne veux pas », donc c’est dissonant, ça ne va pas. Et donc assez rapidement, j’ai compris qu’il fallait je n’aime pas ce mot, mais en tout cas que j’avais grand intérêt à rester en lien avec les personnes avec qui j’aime être au quotidien.

Aurore ALAUX

Donc la première année de mon activité indépendante, j’étais aide à domicile pour des personnes dépendantes. Je me suis éclatée. En plus, c’était une agence que tout le monde connaît, qui est en local, beaucoup de respect des personnes sur place, formées, pareil, à être vigilantes pour les signes de déclin, etc. Tout ce que moi, j’aime faire, envelopper, accompagner. Très, très bien. La deuxième année, j’ai pu créer mon activité auprès d’un jeune qui est porteur d’autisme et qui est entre deux moments de vie. Là, ça y est, il a changé de projet. Il a eu un retour à domicile. L’objectif, c’était que surtout, il ne perde pas en autonomie, qu’on s’occupe aussi de comment il va vraiment, qu’il puisse l’exprimer par des moyens qui sont les siens. J’ai passé une année assez formidable avec ce jeune. Ça a pris fin cet été. L’été, tu vois, hop, rebelote. J uillet, août, septembre, où t’es là ? Ouh là là, là. Et début septembre, je me suis dit « Allez, on ne se remet pas en difficulté et j’ai pu retrouver un job auprès d’enfants sur le temps de la pause méridienne. Je suis animatrice auprès d’eux, je les accompagne le temps du repas et je fais aussi le lien avec les enfants qui sont porteurs de différences, de difficultés, de handicaps.

Aurore ALAUX

Et ça m’éclate, en fait. C’est la continuité de ce que je fais en cabinet. J’ai l’impression d’être utile. Quand je vois leurs sourires jusqu’aux oreilles parce qu’on se retrouve, qu’on a une rapide étreinte, mon curseur d’énergie fait +10. C’est pour ça que je n’utilise pas le mot de job alimentaire. Pour moi, c’est complémentaire, ça me sécurise. Et peut- être que comme tu le disais, ça va rester comme ça parce qu’en fait, peut- être que c’est simplement ma façon à moi d’être équilibrée dans mon quotidien, en ayant le temps de développer mon cabinet et en ayant la base pour assumer mes responsabilités d’adulte.

Catherine BARLOY

En fait, tu viens de prendre ma partie challenge et hop, tu l’as déjà transformée en beau moment. Est-ce que tu as d’autres petites pépites comme ça que tu as gardées de ce chemin ?

Aurore ALAUX

Je sais que ce terme- là, les gens ne comprennent pas trop parce qu’ils se disent « Oui, mais c’est du travail, c’est le résultat de ce que tu vis ». Mais en fait, moi, tous les jours, je trouve que ma vie vaut la peine d’être vécue. Donc, en fait, tous les jours, c’est une pépite. Quand bien même ça ne se passe pas bien, bien ou pas comme je le voulais, ça m’apprend quelque chose, ça me tire toujours vers le haut, même si la journée, j’allais dire un gros mot, mais est compliquée, que tu n’as qu’une envie, c’est de passer à demain. Ok, mais ça m’a appris quelque chose. Donc finalement, c’est tout le temps, tout le temps, tout le temps des pépites. Là, comme ça, je n’en ai pas vraiment une isolée, puisque vraiment chaque journée que je vis depuis que je suis à mon compte vaut la peine d’être vécue. Je ne saurais même pas faire le tri. Je ne saurais même pas dire sortir une rencontre parmi une autre parce que tous mes clients m’ont apporté quelque chose. C’est impressionnant ce que ça… J’ai beaucoup de gratitude pour ce quotidien. Je ne pensais pas « Oui, je me suis donné les moyens et je me donne les moyens et je suis actrice du truc, mais c’est un lien.

Aurore ALAUX

J’ai l’impression de recevoir énormément. J’espère que je donne autant que je reçois en tout cas.

Catherine BARLOY

Je l’entends de cette façon, même si je me suis lancée il y a peu de temps, mais oui, c’est plein de beaux moments qu’on récolte en cheminant au quotidien, parce que ça nous a déjà changé du salariat, parce que ça nous donne d’autres horizons, parce qu’on fait d’autres choses, parce qu’il y a plein de belles rencontres aussi.

Aurore ALAUX

Oui, c’est ça. Et puis moi, j’avais ce sentiment en salariat, de devoir « me protéger ». Là, ce n’est pas cette dimension Il y a justement une dimension d’authenticité, le côté vulnérabilité qui n’est pas faiblesse. À un moment donné, quand tu vas chercher de l’aide et comme moi, j’ai été amenée à le faire, je parlais du coaching, mais il y a eu d’autres suivis qui m’ont apporté beaucoup, c’est qu’à un moment donné, tu as un besoin, donc ça te rend « vulnérable » et c’est là où il se passe des choses extrêmement belles. J e pense qu’il y a une résonance peut- être que j’ai envie de croire qu’en tout cas, ça se ressent chez moi, que c’est OK et qu’on peut être hyper solide tout en ayant des moments de vulnérabilité et de les accueillir en se disant « C’est une formidable opportunité d’évoluer, de comprendre quelque chose et de passer à la marche suivante.

Catherine BARLOY

» On arrive tout doucement à la fin de cette interview et t’as déjà donné plein de conseils, mais est-ce que tu aurais encore d’autres conseils que t’avais en tête à donner à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Aurore ALAUX

J’ai déjà eu l’occasion d’en parler sur un autre podcast, mais je suis encore d’accord avec moi- même, donc c’est cool. Je pense qu’il faut être consciente de ses besoins, c’est- à- dire à quelle proportion cette aventure peut répondre. Est- ce que c’est ton salaire plein ? Est- ce que c’est une petite partie ? Etc. Ça demande vraiment de se regarder en face, de se dire de quoi je suis capable, de quoi j’ai besoin, quelles sont mes limites, quels sont mes freins. Il faut connaître de quoi on a besoin. Et là, je parle matériellement parlant. Parce qu’au- delà du fait que c’est une magnifique aventure humaine, c’est une entreprise aussi. Donc de quoi tu as besoin ? Il faut être au clair avec ça. C’est là où tout le travail de Pôle emploi a été précieux, parce que moi, je n’avais pas pris conscience de tout ça. Et quand j’ai dû faire des fichiers Excel où j’ai mis basiquement les frais de garde du centre aéré, etc, c’est devenu très concret. Donc ça, il faut vraiment être très au clair avec ça. Et si c’est compliqué à faire, l’aide existe déjà. Ensuite, je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’expérimenter.

Aurore ALAUX

Et ça veut dire éventuellement que ça ne fonctionne pas. Et même quand ça fonctionne pas, il y a des choses qu’on peut apprendre parce qu’on est pas obligé de rester figé avec cette espèce d’échec, mais dire « Pourquoi ça a pas pris ? Pourquoi est-ce que vous, vous êtes pas venus faire tel truc, tel truc ? » Vraiment voir quelle est la forme… Quel est l’apprentissage derrière ? Quelle est la source de sagesse qu’on peut en tirer ? Donc expérimenter des choses. Moi, je reste quand même sur l’idée qu’être coachée, c’est hyper important parce que pour ma part, ou mentorée d’ailleurs, parce que là, je suis plutôt dans une phase où je suis mentorée. Je me suis très vite rendue compte que la vie d’entrepreneur, c’est les quatre saisons en une journée. C’est- à- dire que le matin, tu es là « Waouh ! Qu’est- ce qu’on fait aujourd’hui ? » « Il n’y a pas de copains, ils ne sont pas là. » « D’accord, donc j’ai pu la pêche. Je doute. » « Je suis nulle. Je vais tout arrêter. Autant que je retourne faire je ne sais pas quoi. Parce qu’en fait, là, il n’y a personne.

Aurore ALAUX

Je n’ai pas de rendez- vous. « Allez quand même, courage. Il faut que je me remette, etc. » Tu passes vraiment par les quatre saisons et puis des fois plusieurs fois par jour. C’est ça qui est extraordinaire. Donc le soir, en général, tu es rincée. Tu te dis « Purée, quand est- ce qu’ils rentrent mes proches que j’entende parler d’autre chose que de ma propre entreprise ? » Donc de se faire coacher régulièrement pour avoir des points, pour pas lâcher, pour avoir le plaisir de rigoler à quelqu’un qui n’a pas besoin de sous- titrer quel est ton quotidien, qui te connaisse un petit peu, qui a perçu des trucs chez toi, qui va pouvoir t’accompagner en douceur pour continuer à évoluer, etc. Ça, pour moi, c’est absolument essentiel. Et quand je disais que j’ai eu plusieurs coachs, c’est que d’abord, j’ai un de mes professeurs en sophro qui est devenu mon coach, qui m’a permis de vraiment rentrer dans ma profession. Ensuite, il est passé un peu du côté mentoring pour m’aider à voir vraiment ce que je voulais développer, aller dans ce qu’on appelle une niche, ce n’est pas beau, mais c’est vraiment quelle est ma clientèle de cœur parmi toute la clientèle générale de la sophrologie.

Aurore ALAUX

Ensuite, il y a eu des gens qui m’ont aidée pour vraiment connecter avec mes valeurs, pour créer mon équilibre au quotidien. Et là, dernièrement, il y a une personne qui mette sur tout ce qui est partie digitalisation, parce que comme on en parlait également en aparté, il y a des personnes que j’aime accompagner qui n’ont pas le temps, qui n’ont pas l’énergie pour avoir accès à une heure de consultation. Là, comme ça, ça peut avoir l’air incompréhensible. On a tous une heure, oui, mais il y a des gens pour qui il y a beaucoup de fatigue. Je pense aux aidants. Prendre la voiture pour faire une heure de bulle quand t’as pas dormi depuis X années, c’est presque pas souhaitable. Donc voilà, je réfléchis à d’autres formats, même pour les enfants qui sont porteurs de trouble, en fait. Parce qu’ils se suradaptent aussi quand ils sont dans mon cabinet et quand ils sont chez eux, c’est la vraie vie. Donc je réfléchis aussi à des choses que je peux digitaliser à leur destination, pour eux. Là, concrètement, c’est quelque chose que je ne sais plus très bien faire, qu’il n’est pas confortable de faire parce que dans la communication, moi, je portais les autres en lumière et que là, il s’agit de moi.

Aurore ALAUX

C’est compliqué, c’est un peu douloureux, compliqué. Du coup, il y a quelqu’un qui vient me booster pour faire ça et qui vient m’aider dans les étapes de la mise en place. Faites-vous aider. Le troisième conseil était très long. Désolée, mais vraiment, faites- vous aider. Quand vous identifiez des blocages, restez pas avec votre blocage.

Catherine BARLOY

Là, ce sont de précieux conseils. Est- ce qu’il y a une lecture ou un podcast ou un site, quelque chose qui t’a suivi autrement qu’un accompagnement humain lorsque tu as souhaité te lancer et que tu pourrais conseiller à ton tour Alors.

Aurore ALAUX

En fait, on m’avait très justement conseillé de choisir des personnes qu’on pouvait voir sur des réseaux ou écouter dans des podcasts qui m’inspiraient. Et du coup, je n’ai pas forcément un podcast, mais j’en ai plusieurs. Déjà, j’écoute le tien parce que moi, j’aime beaucoup la façon dont tu amènes tes invités à parler de leur parcours avec beaucoup de douceur, beaucoup de considération. Et du coup, il y a un côté universel, en fait. Ça fait du bien. J’ai l’impression que je les connais et que à la fois, c’est très riche parce qu’ils vont nous compléter avec des choses très différentes. Déjà, le tien. J’encourage à venir écouter le tien, Blue MidVoice. Celui de Marie Astrid Lesage aussi, Artisens. C’est quelqu’un qui a expérimenté le handicap, la surdité, qui a été opérée et qui aujourd’hui a pu… Qui entend correctement, mais qui a développé des super pouvoirs qui sont ses sens et qu’elle met beaucoup en exergue dans la façon qu’elle a d’interroger ses invités, qui ont tous eu des changements de parcours, des évolutions de parcours, etc. Donc pareil, à chaque fois, c’est impressionnant de voir. On se pose tous et toutes les mêmes questions, qu’on passe tous et toutes par les mêmes étapes.

Aurore ALAUX

En fait, on se sent moins seul et on se sent moins… On ne se dit pas « c’est moi ». C’est moi. » On se dit « OK. » C’est un truc qu’en fait, on expérimente pour pouvoir passer au palier de dessus, c’est chouette. Quant au livre, il y en a un qu’on m’a offert dernièrement que j’ai trouvé génial. J’ai peur de d’écorcher le titre, c’est Osez, mais tremblez, mais le faire », quelque chose comme ça, tu l’as lu ? Je me souviens plus très bien du titre. On le remettra peut- être correctement.

Catherine BARLOY

J’ai en tête « Trembler mais oser ». Oui, « Trembler mais oser », oui.

Aurore ALAUX

C’est ça. Et ça décortique bien le « Pourquoi on ne le fait pas ? », le « Pourquoi ça nous met autant d’émotions ? », etc. Et moi, là, c’est la lecture qui est actuellement en train de m’aider à franchir un cap. Et c’est un petit bouquin qui est vraiment abordable, donc c’est pour ça que j’en parle aussi. Vos deux podcasts, ce livre, parce qu’en fait j’en lis beaucoup, donc je les ai un petit peu oubliés, mais la lecture en général fait beaucoup de bien, même sur autre chose, en fait. Pouvoir se nourrir, observer des phrasés, etc. Et les réseaux. Je fais partie d’un réseau qui s’appelle le réseau éthique, qui regroupe un ensemble de thérapeutes qui vont faire de la covision ensemble, qui vont partager sur les difficultés, les questionnements, travailler sur certains thèmes, se remettre en question, accepter qu’un ensemble de thérapeutes ait aussi un retour d’expérience à nous faire. C’est très fort. Je travaille aussi au sein d’un réseau qui s’appelle La Maison Papillon et on est pareil, on est une vingtaine de thérapeutes. Je pense que moi, c’est vraiment un travail vraiment très introspectif toujours. Et puis le lien qui me nourrit.

Aurore ALAUX

Et ça passe par différents sens, comme écouter les podcasts dont je t’ai parlé, la lecture et vivre, être inspirée. Même mon voisin m’inspire quand je vois son potager quatre saisons. Chercher tout ce qui peut nous inspirer et du coup, dans l’analytique, se dire qu’est- ce qui m’a touchée à ce moment- là ? Qu’est- ce qui m’a parlé ? Du coup, vers quoi j’ai envie de tendre ?

Catherine BARLOY

» Merci beaucoup. C’est très riche. Je faisais une petite pause par rapport à ce que tu viens de dire. Et donc oui, on arrive à la fin de cette interview. Est-ce que tu as une phrase qui te motive, qui te garde dans une belle énergie ?

Aurore ALAUX

Alors oui, je sais. Oui, oui, oui. Ma phrase à moi, c’est vraiment « Un pas devant l’autre, un pas devant l’autre. Merci.

Catherine BARLOY

Je sens le parcours, le cheminement tranquille où on enlève la précipitation et où on se stabilise sur chaque étape. Et on les découvre et j’aime bien, en fait, qu’est-ce que je vis derrière ? Qu’est-ce que ça m’inspire ? Oui, le retour aux besoins, le retour à l’expérience. Merci beaucoup, Aurore, pour tous ces partages, pour ce moment plein de sérénité.

Aurore ALAUX

Merci beaucoup.

Catherine BARLOY

Si des personnes souhaitent te contacter, elles font comment ?

Aurore ALAUX

Instagram ou autre ? Oui, Instagram, ça doit être @aurore_alaux et aurorealaux.com. Et puis, Google me redirige assez facilement, donc, je ne vais pas hésiter à m’écrire, à me faire un vocal si c’est plus pratique pour certaines personnes. Je serais ravie d’être à l’écoute et d’échanger. Super.

Catherine BARLOY

Je remettrai tous ces liens dans la retranscription de l’épisode. Écoute, Aurore, merci encore. Très belle journée.

Aurore ALAUX

À toi. Merci à toi. Bonne journée.

Catherine BARLOY

À très bientôt. Ciao. Ciao. Au revoir. À bientôt.

Et voilà l’épisode est terminé. Cela m’a fait plaisir de prendre ce temps pour redécouvrir Aurore sous une autre facette et comme à mon habitude j’ai pris pleins de notes que je vais vous partager : Alors : 

  1. Aurore a trouvé ses premiers clients en étant authentique sur les réseaux sociaux. Elle a partagé son propre cheminement, sa formation en naturopathie puis en sophrologie, et montré son enthousiasme, ce qui a créé de la confiance et attiré des clients.
  2. Instagram a été un outil précieux pour elle pour établir une présence en ligne et créer un « teasing sur la durée » pour attirer également des clients.
  3. Aurore a souligné l’importance d’avoir un site web bien conçu et optimisé pour le référencement naturel afin de se faire trouver sur Google.
  4. Elle a réussi à développer son entreprise dans une nouvelle région sans réseau préexistant. Elle a montré que cela était possible, encourageant ainsi d’autres entrepreneurs à surmonter leurs craintes.
  5. Elle a souligné l’importance de se former régulièrement pour répondre aux besoins de ses clients, en particulier lorsqu’elle a été confrontée à des sujets qu’elle ne maîtrisait pas initialement.
  6. Aurore a mentionné les défis financiers de l’entrepreneuriat, en particulier lorsqu’elle n’atteignait pas toujours ses objectifs mensuels. Elle a souligné la nécessité de prendre en compte les charges et les besoins financiers personnels.
  7. Elle a ajouté des emplois complémentaires à son activité principale pour garantir la stabilité financière tout en continuant à exercer sa profession.
  8. Elle a évoqué l’importance de l’authenticité et de la vulnérabilité en tant qu’entrepreneur, soulignant que le fait de reconnaître ses besoins et de chercher de l’aide peut être une source de croissance.
  9. Aurore a souligné également l’importance de se faire coacher ou mentorer pour bénéficier d’un soutien extérieur, obtenir des conseils, maintenir sa motivation et rester sur la bonne voie.
  10. Elle a encouragé les futurs entrepreneurs à ne pas avoir peur d’expérimenter différentes approches, même en cas d’échec, car cela peut conduire à des apprentissages précieux.

Comme d’habitude, dites-moi en commentaires ce que vous avez gardé, vous, comme phrases qui vous ont marqué. 

Si vous êtes resté jusqu’à la fin de ce podcast, sachez que j’organise un concours : pour cela, il vous suffit de : 

– laisser un commentaire sur les plateformes d’écoute et de m’envoyer la copie d’écran de ce commentaire sur l’adresse contact@bluemidlife.fr ou 

– de mettre un commentaire sur les réseaux ou 

– de m’envoyer un message tout simplement. 

Voilà vous avez le choix, mais sachez que ces commentaires sont comme un boost pour moi pour me conserver motivée à continuer à vous partager du contenu de qualité. Tous les 8 podcasts, je ferai un tirage au sort parmi tous les commentaires pour offrir à une personne 1 heure de coaching dédiée à ses objectifs professionnels. Depuis le début de ce podcast, déjà trois personnes ont gagné 1 heure de coaching alors ce sera peut-être votre tour très bientôt.

Je vous donne rendez-vous vendredi prochain pour un épisode solo intitulé Quand rien ne va dans notre recherche d’emploi . D’ici là, très belle semaine et à très bientôt.

Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas à le liker, à le partager, à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d’écoute préférée et je vous souhaite une belle semaine.

Pour retrouver Aurore :

Aurore – Sophrologie | TDAH | Gestion des émotions ✨ (@aurorealaux_) • Photos et vidéos Instagram

https://aurorealaux.com/

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