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Blue MidVoice Episode 12 : Delphine Simonard

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Delphine Simonard

L’épisode est en ligne :

“Il y a une multitude de façons de prospecter et on peut le faire à son image et de manière bienveillante, sans être agressif. Mais ce qu’il faut accepter aussi, c’est le temps long, c’est-à-dire qu’on sème des graines et on ne sait pas quand elles vont germer.” Delphine Simonard 

Dans l’épisode de podcast d’aujourd’hui, mon invitée est Delphine Simonard.

Je connais Delphine depuis le printemps 2023. Je l’ai rencontrée grâce au réseau de Nina Ramen qui se nomme Ramentafraise.

🤝Delphine est coach business et coach d’équipe. Elle accompagne les entrepreneuses à trouver leur posture entrepreneuriale pour passer à l’action sans s’épuiser avec confiance et sérénité et elle accompagne également les entreprises à en finir avec le management descendant et à remettre l’humain au centre en utilisant la communication interpersonnelle et l’intelligence émotionnelle.

Dans cet épisode, Delphine vous livre une session de mentorat business. 🤩

🎙️Voilà je vous laisse découvrir Delphine, son parcours, son projet et également ses conseils pour les futurs entrepreneurs et je vous souhaite une bonne écoute 🎧

Dites-moi en commentaires quelles pépites ce podcast vous a transmises : j’ai hâte de vous lire 📖

En voici la retranscription et les liens associés :

Bonjour, je suis Catherine BARLOY, coach en bilan de compétences pour Blue Midlife. Après des années comme chef de projet dans la recherche clinique, je suis devenue coach et je vous accompagne pour trouver VOTRE voie professionnelle dès maintenant. Bienvenue sur ce podcast où je partage avec vous, seule ou avec mes invités, des conseils, des expériences, du coaching dans la bonne humeur. Alors on est parti pour l’épisode du jour.

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Bonjour à tous et bienvenue sur l’épisode numéro 12 du podcast Blue MidVoice où je reçois en interview Delphine Simonard.

Mais avant de vous parler de Delphine,

Je voudrais remercier toutes les personnes (oui, vous) qui m’écoutez, qui likez, qui republiez mes contenus. Tous ces likes et ces republications quotidiens permettent de faire connaître les idées que je partage au plus grand nombre et ces idées ce sont les principes de coaching que j’ai appris depuis des années et qui pour moi permettent de vivre une vie plus épanouie. Alors cherchez Blue Midlife sur ces réseaux et si vous m’y trouvez, laissez moi un commentaire, ça m’encourage à continuer et à m’améliorer.

Donc nous sommes partis pour l’épisode du jour : j’accueille Delphine Simonard. Alors j’ai connu Delphine grâce au réseau de Nina Ramen qui se nomme Ramentafraise et qui est un réseau exclusivement féminin sur LinkedIn et sur Slack. C’est un groupe non-mixte qui aide les femmes à prendre la parole sur LinkedIn. Je souhaitais rencontrer des femmes entrepreneures donc j’ai posté un message et l’une de ces personnes fut Delphine et j’aime vraiment ces réseaux qui permettent de faire de très belles rencontres 😊. Cet enregistrement a été enregistré au printemps dernier. Voilà je vous laisse découvrir Delphine, son parcours, ses projets, son expérience en tant que professionnelle de l’accompagnement et également ses conseils pour les futurs entrepreneurs et je vous souhaite une bonne écoute :

Catherine BARLOY

Bonjour, Delphine.

Delphine SIMONARD

Bonjour, Catherine.

Catherine BARLOY

Comment vas tu ?

Delphine SIMONARD

Parfaitement bien, avec un beau soleil et le printemps qui arrive.

Catherine BARLOY

Je suis bien d’accord. On a aussi le soleil sur Nancy et c’est agréable. Delphine, déjà merci d’être là sur ce podcast. Ça me fait plaisir de te recevoir. On a un peu parlé en off et maintenant on va partager un petit peu tout ce que tu nous apportes avec toutes les personnes qui vont nous écouter. Donc écoute, je te laisse te présenter et puis présenter ce que tu fais.

Delphine SIMONARD

Avec plaisir. Moi, je suis une mumpreneure, j’ai trois enfants et je me suis lancée dans l’entrepreneuriat en 2019. J’ai changé de vie, opéré un 180 et je suis coach business. J’accompagne des femmes entrepreneurs à trouver leur posture d’entrepreneure, les aider dans le passage à l’action pour qu’elles développent l’activité qu’elles souhaitent mettre en place et surtout qu’elles le fassent dans un cadre qui leur convient sans trop se malmener, que leur entreprise soit à leur service et non le contraire. Parce que souvent, quand j’échange, les personnes se lancent dans l’entrepreneuriat parce qu’il y a des choses qu’elles voulaient plus dans le monde d’avant et parfois elles recréent pire que ce qu’elles avaient quand elles étaient salariées. Et donc voilà, une de mes missions, c’est d’accompagner ces femmes pour qu’elles puissent être pleinement équilibrées et alignées dans ce qu’elles souhaitent. Beaucoup sont des mamans aussi, donc comment elles arrivent à jongler avec toutes leurs casquettes. Et puis, j’ai une deuxième partie, c’est l’accompagnement des équipes en entreprise. De mon passé de salariée, je me suis rendu compte que parfois, il manquait pas grand chose pour que les gens se comprennent. Et donc, j’interviens auprès des équipes pour fluidifier les relations interpersonnelles et je le fais avec un outil que j’adore, c’est la mise en situation ludique, le jeu, parce que pour moi, c’est un merveilleux vecteur d’apprentissage.

Delphine SIMONARD

Je les aide à prendre de la hauteur sur leur fonctionnement. Ensuite, c’est un super matériel pour pouvoir aller de l’avant et les accompagner dans un plan d’action. Il leur permettra de mieux travailler ensemble. Voilà les deux de mes activités. J’ai une autre activité encore en parallèle qui est chargée de clientèle pour différentes entreprises, pour du support client. Ça m’aide parce que dans l’entrepreneuriat, les moines se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Pour l’instant, j’ai besoin de ça pour me sécuriser et être bien dans ma vie d’entrepreneure.

Catherine BARLOY

Ça te fait des bonnes journées, j’imagine, entre toutes tes casquettes et puis trois enfants, c’est bien occupé.

Delphine SIMONARD

C’est tout l’art, je crois, c’est ça, c’est de réussir à faire que les pièces s’emboîtent, ne se chevauchent pas et surtout aussi avoir du temps pour moi, ne pas m’oublier en cours de route parce que je ne sais pas si on oublie, mais des fois, ça nous rattrape, c’est que l’outil le plus précieux quand on est entrepreneur, c’est nous. C’est important de ménager sa monture. C’est un chemin sur lequel j’ai progressé, j’ai avancé, j’ai sais depuis 2019. C’est un chemin qui permet aussi de vraiment se connaître soi. C’est important de connaître son fonctionnement, ses mécanismes pour justement ne pas tomber dans nos pièges, savoir reconnaître nos forces et donc s’en servir et à l’inverse, savoir reconnaître nos pièges pour essayer de créer le cadre qui est favorable pour nous, pouvoir s’établir dans l’entrepreneuriat.

Catherine BARLOY

Garder une certaine… Enfin, même pas garder une certaine, garder de la bienveillance pour nous même.

Delphine SIMONARD

Ça, c’est ce que je passe mon temps à répéter à mes clientes et ça me fait rire ou même à travers les entrepreneurs que je croise, c’est de dire que finalement, souvent, notre pire ennemi, c’est nous même. Et ce que je leur dis des fois, je leur dis « Mais est ce que tu te rends compte que ce que tu t’affliges, si un patron te le faisait, tu l’emmènerais directement aux prudhommes» Et souvent, ça les fait rire, mais ça fait prendre conscience qu’on est très… On sait être bienveillant avec les autres et pas tant que ça avec nous même.

Catherine BARLOY

Oui, tout à fait. On s’oublie. Même si on est un peu à la tête de notre embarcation, on a tendance à oublier que si on malmène le capitaine, elle ira pas très loin, cette embarcation.

Delphine SIMONARD

J’aime bien la métaphore aussi de la voiture. Ta voiture, tu te poses pas la question d’aller à la pompe à essence pour remettre de l’essence ou de gazole dedans. Tu sais bien que sinon, tu vas tourner en panne sèche. Nous, c’est la même chose. On a des ressources qui, même si on aimerait qu’elles soient illimitées, ne le sont pas. Notre temps, de la même manière, ne l’est pas. Et donc, c’est important à des moments d’aller remettre de l’énergie, de l’essence à la pompe et de savoir créer aussi des sasses de vide. Il ne faut pas généraliser, mais je pense que je ne suis pas la seule et qu’il y a beaucoup à surcharger nos emplois du temps. On surestime ce qu’on peut faire en une journée. Par contre, on sous estime ce qu’on peut faire sur le temps, sur 10 ans. C’est ça aussi, c’est apprendre à se dire que même si j’ai envie, tout ne viendra pas forcément tout de suite. C’est OK, j’ai une vie pour aboutir à ce que je souhaite. Et donc c’est ça, c’est de toujours s’interroger. C’est ce que je veux là tout de suite maintenant. Est ce que c’est réaliste, envisageable ou non ?

Delphine SIMONARD

Je risque d’aller au casse pipe ou ce n’est pas possible. Et quels sont mes leviers ? Comment je peux faire pour le rendre possible ? Et moi, par exemple, ça a été de reprendre ponctuellement des missions à côté pour alléger ma charge financière, pour reprendre ne pas à être dans l’urgence financière, parce qu’on prend rarement des bonnes décisions. Puis ça crée du stress qui n’est pas sain non plus. Donc c’est réinterroger régulièrement et de se dire « Est ce que là, où je vais, comme je vais, c’est toujours OK pour moi ? » ou « Non, ça dépasse, ça me met en souffrance. Comment je peux faire différemment ? Qui peut m’aider ?”

Catherine BARLOY

J’ai du coup plein de questions qui me viennent, mais j’ai déjà une première question par rapport à ce que tu viens de dire, par rapport à la parenthèse que tu t’accordes également à toi même. Tu fais quoi, toi, pour te ressourcer ?

Delphine SIMONARD

Alors moi maintenant, je crois que ça fait presque deux ans que je pratique quotidiennement de la méditation, la méditation de pleine conscience. Donc, en fait, je me lève et je m’autorise de prendre, je prends un minimum une demi heure, mais ça peut être dix minutes. Avant de démarrer ma journée où je médite. Et c’est un temps où ça me permet de calmer mes pensées. Ça me permet de… C’est un temps pour moi, la maisonnée s’active. Moi, j’ai ce temps là avant de démarrer ma journée. Et puis sinon, c’est aussi de pouvoir, quand j’en éprouve le besoin, aller me ressourcer dans la nature, par exemple, faire une promenade ou sinon moi, quelques choses qui me permettent vraiment de me vider la tête et qui me font du bien, ça va être des choses manuelles. Moi, j’adore la couture, de coudre, par exemple, ou sinon de faire du dessin parce qu’en fait, notre cerveau, il peut pas faire deux choses en même temps. Et ça, c’est important de le retenir. Donc à partir du moment où on a du stress qui arrive, le meilleur moyen de le faire baisser, c’est de faire une seule chose qui demande de la concentration à notre cerveau.

Delphine SIMONARD

Par exemple, quand on fait de la couture ou quand on fait du dessin, on doit être concentré sur notre trait ou sur notre manière de piquer. Et donc, inévitablement, notre cerveau, ne pouvant pas faire deux choses en même temps, ça va abaisser le stress. Ça va lui faire chasser les mauvaises pensées. Pareil, la méditation, ce que je me sers beaucoup, c’est de mon souffle. Et c’est la méditation qui m’a vraiment amené ça et qui m’a appris. En fait, on a un outil magique dont on oublie et dont on ne se sert pas forcément, c’est notre respiration. Quand on a un coup de stress avant un entretien, avant une rencontre ou parce qu’on a beaucoup de choses ou parce que moi, ça m’arrive des fois d’avoir des réveils nocturnes parce que mon cerveau va trop vite et il faut que je calme, il me suffit de me concentrer sur ma respiration situation, voire de compter ma respiration et tout de suite, soit je rebascule dans le sommeil, soit ça me calme instantanément, parce que mon cerveau, je l’ai court circuité et du coup, ça oublie les pensées, ce genre de choses. Ça, pour moi, c’est vraiment des choses qui m’aident quand je sens que la charge mentale peut être un peu trop élevée, à faire redescendre la pression.

Delphine SIMONARD

Et ce que je dis à mes clientes, je leur dis, parce que des fois, elles sont encore dans les réflexes de salariées à se dire « Oui, mais quand j’étais dans mon ancien travail, non, l’après midi, je ne pourrais pas aller me promener. » Et donc à culpabiliser de se dire « Là, est ce que tu te rends compte que de rester derrière ton ordi, si tu es complètement fatigué ou si ça ne vient pas, c’est comme si tu ne fais rien. Donc ferme ton ordi, vas marcher une heure, tu vas revenir, tu vas faire plus que si tu étais restée tout l’après midi derrière ton ordi parce que tu te seras aérée, tu auras permis à ton cerveau de se ressourcer et du coup, ta créativité, tes idées vont revenir. » Et donc voilà, c’est s’autoriser. Vraiment, c’est ça aussi dans l’entrepreneuriat, s’autoriser à peut être des fois pas faire comme tout le monde, même si… Et puis à se lâcher la grappe. Moi, c’est ce que j’aime dire aux personnes que j’accompagne.

Catherine BARLOY

Oui, oui. Se donner le droit de lâcher un peu, de s’écouter. Ça rejoint la bienveillance dont on parlait tout à l’heure.

Delphine SIMONARD

Je pense qu’elle est vraiment primordiale quand on se lance dans l’entrepreneuriat, parce que c’est une aventure merveilleuse, mais c’est une aventure exigeante. C’est important d’être bienveillant avec soi.

Catherine BARLOY

Oui, ce n’est pas une course de rapidité, c’est un marathon et il faut qu’on tienne la route.

Delphine SIMONARD

Je dirais pire, tu vois, je pensais, je dirais même c’est une course de fond. Il y a des courses comme ça où c’est plus qu’un marathon, c’est des courses de grand fond où les gens, ils courent pendant 24 heures. Je dirais que c’est même ça.

Catherine BARLOY

Tenir. Ça remet beaucoup de choses en question. Je pense que quand on se lance comme entrepreneur, si on n’est pas accompagné par un coach, il y a certaines notions qu’on n’a pas forcément creusées. Un coach ou peut être un psychologue, quelqu’un qui soit dans l’accompagnement et qui te permet d’aller au delà Donc ce que tu fais avec les entrepreneurs qui se lancent, c’est vraiment totalement adapté.

Delphine SIMONARD

Je te rejoins. Je pense que quand on se lance dans l’entrepreneuriat, une partie d’introspection est vivement recommandée, voire indispensable. Pourquoi je dis ça ? Parce qu’aujourd’hui, depuis 2019, ça fait quatre ans que je suis tombée dans le monde de l’entrepreneuriat qui a été une vraie découverte pour moi, parce que je n’étais pas du tout prédisposée à ça et je n’ai pas été élevée dans un monde entrepreneurial. Mes parents ont été salariés toute leur vie. Et les personnes que je rencontre, il y a des personnes qui aujourd’hui ont réussi. Qu’est ce que c’est que la réussite ? Chacun a sa réussite. Mais on peut dire qu’ils vivent et ils vivent bien de leur activité par rapport à leurs besoins. Quand même, il y en a un, il a fait trois burn out. Il en parle très bien. Il y en a une qui a été plusieurs fois pareil, limite du burn out. Et donc moi, c’est pour moi qui en ai fait un. En 2019, c’est vraiment quelque chose sur lequel j’attache de l’importance à me dire « OK, je me suis cassé la figure une fois, ce n’est pas grave peut être, mais je n’ai pas envie que l’entrepreneuriat m’amène de nouveau à burn out.»

Delphine SIMONARD

 Et pour ne pas y arriver, c’est important que je me connaisse, que je connaisse mes fonctionnements et mes mécanismes pour justement trouver des solutions et ne pas aller jusqu’à l’épuisement. Et Alexandre Danas, qui partage ça dans un de ses épisodes, le dit très bien. C’est aussi comment je me désincarne. Souvent, quand on se lance dans l’entrepreneuriat, c’est une autre personne qui aide, surtout si on est dans le service, qui va faire qu’on va trouver des clients. Et c’est comment, à un moment donné, on sépare bien l’entreprise de soi. Quand il y a quelque chose qui ne se passe pas bien dans l’entreprise, c’est l’entreprise. Et moi, je peux exister indépendamment. Je suis quelqu’un, même sans mon entreprise. Et lui, il le dit bien, c’est à partir du moment où il a été chercher des aides extérieures qu’il a pu sortir de ses schémas, qui l’emmenait tout le temps vers le burn out. Et ça, moi, j’en suis convaincue, en fait, que bien sûr, ça peut être une situation extérieure, mais que le burn out, c’est aussi lié à nos propres schémas et nos mécanismes. Et donc, c’est important d’aller les travailler pour vraiment pouvoir rester alignés et épanouis dans l’entrepreneuriat et dans ce qu’on a envie d’entreprendre.

Catherine BARLOY

Oui, tout à fait. Ça parle vraiment de la première mission que tu nous as présentée donc par rapport à l’accompagnement des entrepreneurs. Tu as parlé aussi d’une deuxième mission qui a fait appel à ton passé et j’aimerais bien que tu partages avec nous d’où tu es venue cette idée, plutôt ces idées de créer ton entreprise.

Delphine SIMONARD

Je dirais c’est presque un peu par hasard. J’ai rencontré le coaching en 2016 dans mon entreprise. Je ne savais pas avant que ça existait. Je me suis dit « C’est génial ce métier, j’aimerais vraiment faire ça. » Et puis j’ai pas réussi à le mettre en œuvre tout de suite. J’ai dû attendre de quitter mon entreprise pour pouvoir le mettre en œuvre. Et en fait, ça a pris une année avant que je puisse être licenciée. Et donc, au bout de six mois où je ne faisais rien, je faisais pas rien, je me rétablissais de mon burn out. Après, mon énergie était revenue et j’ai envie de dire « Il faut que je fasse quelque chose. » Mais je ne pouvais pas travailler encore parce que j’étais toujours employée. Et donc, j’ai pris une formation chez Live Mentor et c’était une formation qui s’appelait « Side Project ». L’idée, c’est « J’ai une idée, comment j’essaye de voir si elle peut marcher et si ça peut devenir mon activité ? » Ça m’a permis de poser vraiment des bases ou une scène pour me lancer dans l’entrepreneuriat, dans le sens où des fois, on a une idée et puis on est bien dans notre tête avec notre idée.

Delphine SIMONARD

Et puis, on ne va pas trop la confronter. J’ai quelqu’un une fois avec qui j’échangeais. « Non, mais je n’ai pas envie d’aller au bureau de gens parce qu’après, ils vont mettre le bazar dans ma tête. Je lui ai répondu « Oui, mais le problème, c’est que dans ta tête, ça n’existe pas. Et si les gens mettent le bazar, il faut peut être mieux le mettre plus tôt, avant même que tu aies construit ton site Internet. Tout ça parce que, en fait, une idée, pour savoir si elle est bonne, c’est d’aller la confronter avec ta cible, avec ton public. C’est ce que cette formation m’a permis. C’était sur un projet de zéro déchet. J’étais dans une phase où je m’intéresse toujours à l’environnement, vraiment, où je me disais « J’ai envie de faire quelque chose d’utile, ça pourrait être bien. » Et donc, j’ai testé mon idée avec ce side project et ça m’a permis de voir, finalement, de commencer des petits pas dans l’entrepreneuriat, de voir que c’est un milieu qui me plaisait, de voir qu’il y avait une énergie dingue quand j’ai échangé avec plein d’entrepreneurs. Et c’est comme ça que petit à petit, je me suis dit « Je me lance dans le zéro déchet ».

Delphine SIMONARD

Il s’avère qu’après, j’ai fait ma formation de coaching et là, je me suis rendu compte que non, c’était vraiment le coaching qui m’animait et que je voulais mettre en œuvre. Et donc, j’ai fait un pivot. Ça aussi, c’est important de savoir que je ne suis pas la seule. Il y en a pleins qui démarrent avec une idée, puis au fil du temps, ça évolue, ça change. Et c’est ce qui est chouette aussi, c’est de s’autoriser qu’ à un moment donné, on peut évoluer et se dire que ou l’idée qu’on avait, finalement, ce n’est pas celle qu’on veut développer, me semble une autre. Et puis, quatre ans plus tard, je suis toujours dans l’entrepreneuriat et je m’y plais.

Catherine BARLOY

Oui, tu as raison. Un petit peu comme quand on est salarié, parfois, les gens ont du mal à évoluer, à se dire « Qu’est ce qui va se passer ? Je me sens coincée, mais je n’arrive plus à évoluer. » Et c’est pour ça que je fais des bilans de compétences. Mais même en tant qu’entrepreneure, rien n’est figé. On n’est jamais figé. En tant qu’humain, on a le droit d’évoluer, on apprend au fil de l’eau. Ce que tu dis résonne vraiment par rapport à mon parcours, déjà, mais toi, ton parcours aussi. On est dans une évolution permanente et je pense qu’en tant qu’entrepreneur, également, rien que le fait d’apprendre énormément parce qu’on est seul à la barre, nous fait évoluer rien que par la base.

Delphine SIMONARD

Moi, je n’ai jamais autant appris que depuis que je me suis lancée dans l’entrepreneuriat. C’est peut être ça aussi qui fait que le ça me plaît parce que je me sens nourrie par tout ce que je découvre, par tout ce que j’apprends. Et oui, évoluer. Tu vois, j’ai une cliente qui se rendait compte, par exemple, je l’ai accompagnée, elle était à deux ans et elle avait envie de repositionner son offre parce qu’elle avait des clients, mais elle sentait que finalement, il y a d’autres choses qu’elle avait envie de développer et elle ne savait pas trop comment s’y prendre. Et on a travaillé ça et on a vu qu’elle avait des freins qui l’empêchaient de développer, de repivoter son activité. Et donc, tu disais de se faire accompagner. Oui, pour moi, c’est essentiel. Et en fait, c’est ça que je voulais dire, c’est que oui, on apprend et on apprend beaucoup. Par contre, il y a un piège à ça, c’est de dire d’être que dans l’apprentissage et pas dans le passage à l’action. Et moi, c’est ça que j’ai envie de dire. J’ai envie de dire, on peut se tromper, on peut faire plein de projets différents, mais passons à l’action et ne restons pas dans les têtes parce que le temps, mine de rien, le temps file et le temps passe vite.

Delphine SIMONARD

Et donc de profiter de chaque jour pour tester, pour Et c’est comme ça, finalement, qu’on apprend encore plus.

Catherine BARLOY

Oui, tout à fait. La procrastination active, j’aime bien dire ça. « J’apprends, mais je me forme. Mais non, mais fais des choses. Avance, bouge toi. Je m’adresse le discours là, gentiment, mais vas y, fais des actions petit pas par petit pas. Mais par rapport à l’apprentissage, tu as fait des formations avec Live Mentor, tu t’es formée au coaching. Est ce que tu as suivi d’autres formations avant de te lancer ou est ce que tu as été accompagnée quand tu t’es lancée?

Delphine SIMONARD

 moi, j’ai été accompagnée parce que n’étant pas du tout issue du milieu entrepreneurial, j’avais une croyance au départ, c’était de me dire « Si je suis toute seule, le matin, je vais me lever, au lieu de me mettre derrière mon ordi à travailler, je vais me poser devant la télé à regarder des séries, je ne vais pas avancer. » Belle croyance que ça ne m’est jamais arrivé et vu que ce que je fais m’anime et ça a du sens, je n’ai pas de problème à me mettre derrière mon ordi. Presque, il faudrait que je puisse à l’inverse, ce que je me connais. Ça, c’est un autre sujet. Par contre, vu que j’avais cette crainte là et que c’était vraiment un monde que je ne connaissais pas, j’ai eu le besoin d’être accompagnée et du coup, je me suis lancée dans le cadre d’une coopérative d’entrepreneurs, parce que pour moi, c’était plus sécurisant. Ils ont des ateliers, par exemple, qui proposent, qui vont permettre d’être… Il y avait un atelier « Mon offre mes clients », un autre atelier « Fixer son prix ». Ils posent des briques. Je sais que les chambres d’industrie et de commerce aussi font ça pour des personnes qui seraient en micro, des ateliers thématiques.

Delphine SIMONARD

Surtout, ils m’aidaient derrière sur toute la partie comptable, c’est à dire que moi, je gère mes factures, je gèrerai mes devis, mais tout ce qui était bilan comptable, c’est eux qui le géraient. Et du coup, ça permet, quand on se lance au démarrage et qu’on a des indemnités Pôle emploi, de continuer à percevoir ces indemnités et du coup, l’argent qu’on ferait dans le cadre de notre entreprise, ça permet de créer de la trésorerie. C’est ce qu’on a ce qu’ils appellent des « contrat-cap » et puis après, on devient salarié de sa propre activité. Ça a un côté sécurisant aussi. Et puis, on se retrouve avec plein d’autres entrepreneurs. Il y a des personnes qui rentrent en même temps dans la coopérative. Ça permet déjà de ne pas se sentir seule. C’est vrai que moi, je ne me suis jamais sentie seule dans l’entrepreneuriat, parce que déjà, je faisais partie de cette coopérative. Et puis sinon, j’ai rejoint des groupes, des communautés d’entrepreneurs qui m’ont aidée à avancer, à me challenger. C’est vrai que souvent, on parle de la solitude de l’entrepreneuriat. J’ai eu la chance de ne pas la connaître et pour mes personnes qui se sentiraient seules, j’aurais envie de dire rejoignez des groupes qui vous correspondent, ne restez pas seuls.

Delphine SIMONARD

Parce que l’entrepreneuriat, c’est passionnant, mais c’est exigeant et c’est inévitable. Il y a des moments où on est tout euphorique et il y a des moments où on est dans le creux de la vague. Et pour ne pas rester trop longtemps dans le creux de la vague, c’est important d’être avec d’autres personnes qui connaissent la même réalité. N’allez pas voir votre maman pour lui raconter, parce qu’elle, elle va être stressée, angoissée. Elle va vous projeter ses croyances. Donc, ce n’est pas la meilleure personne. Mais voilà, allez vous connecter avec des personnes qui vivent la même chose que vous et puis qui vont pouvoir justement vous partager leurs tips, leurs astuces.

Catherine BARLOY

Ce que tu fais, par exemple, avec nous, partager tes conseils. Oui, je pense que s’entourer d’un réseau, d’un réseau bienveillant, d’un réseau qui va dans le même sens que nous, c’est important. Et je t’avoue que moi, je me suis trouvée depuis quelques jours, ce que les Anglais appellent « the accountability body », donc le compagnon de responsabilité, pour passer à l’action. Ça marche bien, ça. J’ai mis en place ça et qu’est ce que tu en penses ? Et toi, tu en es où ? Et ça, c’est chouette. J’ai eu du mal, tu vois. J’ai eu du mal. Du mal à trouver quelqu’un et là, franchement, c’est bien d’être à l’unisson. On est seul, mais pas si seul.

Delphine SIMONARD

C’est important de pouvoir échanger à des moments et même partager ses idées, créer de l’intelligence collective. Moi, c’est vrai que j’adore les outils comme ça, pour avancer. L’accompagnement que j’ai mis en place, je l’ai mis parce que la chose que je n’ai pas retrouvée à travers tous les groupes ou les comités que j’avais, c’était d’aller travailler justement en introspection, mais de manière très ciblée, c’est à dire sur des problématiques entrepreneuriales, pour faciliter encore le passage à l’action. C’est ça que j’ai à cœur vraiment d’accompagner pour qu’ on ne soit pas culpabilisé devant son ordi. « Je n’y arrive pas, je ne passe pas à l’action. Mince, ma journée passée, je n’ai rien fait. » Et puis on sort l’auto flagellation qui ne sert à rien et que ce n’est pas ça qui va aider à passer. C’est vraiment accompagner les femmes dans cette chose là, parce qu’on est très forte en plus pour se culpabiliser et pour avoir des outils qui vont leur permettre, quand elles sont dans cet état d’esprit là, de facilement se remettre sur les rails pour aller de l’avant et ne plus avoir peur de passer à l’action.

Catherine BARLOY

Par rapport à ce que tu nous as partagé juste avant, là, actuellement, tu travailles seule et tu disais que tu étais chargée de clientèle en salariat en parallèle ou comment ça se passe ?

Delphine SIMONARD

Pas en salariat, parce qu’en fait, j’ai eu des petits soucis familiaux qui ont fait que d’un coup, j’ai eu une urgence financière à l’automne et donc il fallait que je trouve un plan B. Je ne sais pas si c’est la période ou pas, mais mon chiffre d’affaires est pas reparti comme je le souhaitais à l’automne. Je ne vais pas rester quand même les deux pieds… J’ai décidé de chercher une activité à mi temps en parallèle, mais dans l’idée, moi, c’était hors de question que j’arrête mon activité actuelle et que je mette en berne. J’ai cherché au départ, j’avais cherché parce qu’il fallait que je trouve vite. J’avais cherché pour de l’intérim et je me suis rendu compte que ce n’était pas compatible parce que l’intérim, il faut être disponible tout de suite. Ça voulait dire que je pouvais pas planifier des rendez vous avec mes clients, donc ça allait pas. Moi, il faut savoir que j’habite en milieu rural et je regardais des jobs en CDD, tout ça, ça me faisait pas vraiment rêver. C’était sur des chaînes de montage, je sais même pas si physiquement j’aurais retenu le choc, puisque ça fait plus de 20 ans que je suis derrière un ordi.

Delphine SIMONARD

Et puis je suis tombée sur cette offre où je suis indépendante et je travaille pour le compte de quelqu’un. C’est de la sous traitance. Il y en a qui pourraient dire c’est du salariat déguisé parce qu’effectivement, je pourrais très bien être salariée. Ils ne salarient pas tout le monde et ils travaillent beaucoup avec des freelance. Et ce que ça me permet, c’est que ça me permet de moi même définir mes plages horaires. On a des créneaux qui sont ouverts, qu’on peut planifier j’ai jusqu’à 15 jours à l’avance. Et donc, ça me permet de pouvoir être beaucoup plus flexible sur mon emploi du temps. Et donc moi, c’est vraiment ce que je recherchais. Et donc, d’une part, ça m’a sécurisé financièrement. Donc, ça me permet d’être plus détendue quant au développement de mon activité. Et surtout, je peux continuer à développer l’activité. Donc ça, c’est ce que je souhaite être. Le piège. Et ça, il m’a fallu trois mois, je le savais. Mais bon, je suis quelqu’un qui a du mal à lâcher. Donc, il fallait accepter que de temps plein sur mon activité, je basculais à un mi temps. Et donc, ça aussi, c’est de rephaser.

Delphine SIMONARD

Et c’est important de se rendre compte qu’il y a des phases dans l’entrepreneuriat et qu’il y a des moments où il peut y avoir du flottement. Et ce n’est pas grave, on se pose, on regarde ce qui se passe. Et puis après, on met en place les actions qui vont bien pour retrouver un équilibre, redévelopper…

Catherine BARLOY

Tu partages des difficultés que tu as rencontrées et donc ce que tu as mis en place pour les surmonter, est ce que tu vois d’autres obstacles que tu as rencontrés depuis que tu t’es lancée dans l’entrepreneuriat ?

Delphine SIMONARD

Ce n’est pas des obstacles. Ce qui va être, c’est de se dire comment je fais face à la multitude de choses qu’il y a à faire. C’est à dire que des fois, c’est ça qu’on sous estime quand on se lance, c’est qu’on se dit qu’on a une expertise et que ça va être notre cœur métier. Super. Mais non, quand on est entrepreneur, ce n’est pas un métier qu’on fait, c’est dix métiers C’est à dire que l’entrepreneur, il est tout seul. Il faut faire sa comptabilité. Ça, c’est des compétences qu’il faut acquérir. On fait son secrétariat, on fait sa prospection commerciale, il faut savoir se vendre. Toutes ces choses là, c’est aussi de se dire comment ça s’emboîte ? Comment ça marche ? Dans quel sens je fais ? D’accepter qu’on ne peut pas forcément tout faire tout de suite. Et donc, ce que je disais, c’est qu’on a tendance à surestimer notre capacité  au quotidien et sous estimer notre capacité sur le long terme. Et donc ça va être ça, finalement, la difficulté, c’est d’accepter le temps long. Pareil, quand on rentre en prospection, des fois, je sais que j’ai des clientes, elles disent « J’ai pas trop envie d’y aller ».

Delphine SIMONARD

« En même temps, si tu vas pas, les gens, je suis désolée de le dire, ils vont pas venir toquer à ta porte, ça serait trop génial ». Ça ne se passe pas comme ça. Moi, je me souviens, dans la coopérative de l’entrepreneur, il y a une chose et ça, ça m’a marquée, elle nous disait « Au démarrage, la prospection, c’est 80% de votre temps et 20% de votre expertise. » Et ça, je crois qu’il faut en avoir conscience parce que sinon, on se décourage. Mais la prospection, ça ne veut pas dire d’être le VRP avec ses encyclopédies, et qu’on toque à la porte « Bonjour, vous avez besoin de mon encyclopédie ? » Aujourd’hui, grâce quand même aux réseaux sociaux, il y a une multitude de façons de prospecter et on peut le faire à son image et de manière bienveillante, sans être agressif. Mais ce qu’il faut accepter aussi, c’est le temps long, c’est à dire qu’on sème des graines et on ne sait pas quand elles vont germer. La difficulté, moi, je pense que ce que j’avais, c’est que j’ai semé beaucoup de graines, peut être un peu tout azimut et je ne les ai pas assez arrosées après.

Delphine SIMONARD

C’est un peu le jardinier comme ça qui… Il sème et puis il dit « On verra comme ça ». Mais non, une plante, le jardinier, s’il veut avoir un beau jardin, il va l’arroser, il va l’entretenir. C’est ça, en fait. Tout ça, c’est des apprentissages. Quand on se fait accompagner, ça va plus vite. C’est vrai que par rapport à ma prospection, moi, j’ai pris un accompagnement qui était parce que je m’étais rendue compte de deux difficultés. La première, c’était mon persona. Je ne sais pas si ça te parle. C’est ta cible, en fait, c’est le prospect. Je voyais des modèles de comment faire, de définir son avatar client, tout ça et ça ne me parlait pas et je sentais que je pêchais là dedans. Et puis, l’autre chose, c’est que des fois, j’avais des rendez vous de prospection, on passait un super moment. La cliente me dit « Merci, ça m’a permis d’apprendre plein de choses ». Et moi, mes poches étaient toujours aussi vides. Là, je me suis dit « Vendeur, c’est un métier, ça s’apprend. Il y a sûrement des choses que je ne sais pas faire ». Et donc je me suis offert de me faire accompagner par Claire Gerbier qui m’a permis justement de concevoir mon offre, de vraiment aller à la rencontre des clients et après de mettre en place un système pour vendre.

Delphine SIMONARD

Et ça a changé beaucoup de choses pour moi. Et donc c’est ça, en fait, c’est des fois quand on se lance, on veut tout faire tout seul parce qu’on pense qu’on a du temps. Et maintenant, avec le recul, je me dis je ne sais pas si c’est le meilleur calcul que j’avais fait à l’époque, de me dire, parce que c’est des métiers, ça s’apprend.

Catherine BARLOY

Comme tu dis, ce n’est pas forcément des obstacles, c’est juste des parties des leçons à apprendre.

Delphine SIMONARD

Oui. Je ne sais pas si ça te le fait, mais souvent, quand on se lance, c’est humain, on est très attentifs au regard des autres, on a des gens, ça nous freine parce qu’on se dit « Mais qu’est ce qu’ils vont en penser ? Si je me rate, c’est foutu. » Ça aussi, j’ai beaucoup ça dans les personnes. « Mais si je me fais un faux pas, c’est foutu, je suis grillée. » Parce qu’on nous enseigne ça, je ne sais pas à quelle époque, mais on ne se fait pas griller. Au pire, auprès de cette personne, mais ce n’est pas grave, il y en a 10 000 à côté. C’est de se dire qu’il n’y a pas le truc où c’est la big erreur et puis après, on ne se relève pas. C’est rarement le cas. Moi, je n’ai encore jamais été confrontée à ça. Et puis, c’est d’avoir du mal à se prendre des portes. Il y a un peu l’ego qui est « on n’aime pas, ce n’est pas agréable de se prendre des portes ». Mais moi, ce que je dis, si on veut que des portes s’ouvrent, il faut accepter qu’il y en ait qui se ferment.

Delphine SIMONARD

Et de se dire que quand une porte se ferme, ce n’est pas grave, ça veut pas dire que c’est mauvais. Et oui, c’est à dire que ça nous remet pas en cause. Nous, si ça se trouve, ça veut pas dire que ce qu’on propose n’est pas bon, n’est mauvais. C’est peut être juste qu’on ne s’est pas adressé à la bonne personne ou que ce n’est pas le bon moment pour la personne, mais si ça se trouve, dans six mois, elle va revenir. Donc voilà, c’est tout ça qui est important de travailler émotionnellement et dans les mécanismes pour y aller. Moi, je vois dans mon réseau, tous ceux qui vont et qui aujourd’hui ont des bons résultats, c’est ça. C’est déjà l’humilité, l’authenticité. Je crois que ça paye vraiment d’être qui on est. Je connais quelqu’un qui avait pris un accompagnement pour Instagram. La personne qui faisait l’accompagnement était sûrement très bonne, mais sa méthode ne lui correspondait pas. Elle a été déçue et puis ça ne marchait pas parce que ce n’était pas ce qu’elle attend. Ce n’est pas comme ça qu’elle. Du coup, ça fonctionne pas. S’écouter, je crois aussi vraiment, on a tendance à être un peu trop dans la tête.

Delphine SIMONARD

Pour que ça marche, c’est de se reconnecter vraiment à son cœur, à son corps. Ça veut pas dire qu’on utilise pas la tête, mais d’utiliser à bon escient et pas plus la laisser mettre à bord de l’ensemble. Ce que j’aime partager, c’est quand on n’ose pas passer à l’action, c’est de se poser trois questions. C’est quels sont ce que tu fais ? La première, moi, ce que j’aime bien en politique, c’est quels seraient les avantages à passer à l’action ? Si je fais cette action, qu’est ce que ça m’apporte ? La deuxième, c’est quels sont les risques, au final ? C’est ce que tu dis. Et souvent, quand je le pose à mes clients, il n’y a pas de risque. C’est des peurs projetées, mais dans les faits. Et le troisième, c’est le coût de l’inaction. Et le coût de l’inaction, ce n’est pas qu’un coût forcément pécunier. Ça peut être un coût émotionnel, ça peut être que quand je ne passe pas à l’action, ça reste dans ma tête et donc ça augmente ma charge mentale alors que je le répète, je pouvais le faire tout seul. Et ces trois questions, des fois, suffisent à débloquer. Et ce qui est intéressant, c’est de dire « Si vraiment j’ai peur, je me prévois un plan B pour se sécuriser.»

Delphine SIMONARD

 Parce que derrière la peur, c’est un besoin. Et derrière le besoin, il y a une valeur et c’est comment je me mets en sécurité. Et c’est à partir de ce moment là qu’on va être en capacité de passer à l’action.

Catherine BARLOY

Je rebondis parce que là, on vient d’aborder un petit peu les difficultés, mais par rapport à ton parcours, est ce qu’il y a des moments plus beaux entre guillemets et que tu aimerais nous partager par rapport à ça ?

Delphine SIMONARD

Même s’il y a des difficultés, mais j’ai envie de dire que c’est quelqu’un qui fait un podcast aussi, j’ai perdu son nom, Change ma vie. Et elle dit… Clotilde Dussoulier. Voilà, j’ai trouvé ça très chouette ce qu’elle dit. Elle dit « Dans la vie que sur n’importe quel événement, que ce soit un événement que tu as plutôt tendance à connoter de positif ou un événement que tu as tendance à connoter de négatif, il y a 50/50. Ça veut dire que quoi qu’il arrive, il y a 50 pour cent qui sont bons et 50 pour cent qui sont moins agréables. Et donc, malgré qu’il y ait des moments qui peuvent être difficiles ou déstabilisants ou en doute, à côté des moments de bonheur que ça m’apporte, ça contrebalance. Moi, ce que j’ai adoré, c’est de voir mes clientes cheminer et à la fin, de voir comme elles ont pris en confiance, comme elles le disent maintenant. Elles disent « En fait, je me rends compte que mon activité, elle a du potentiel, c’est une entreprise. » Oui, si tu ne crois pas, c’est ce que je leur dis, il n’y a pas grand monde qui va y croire à ta place.

Delphine SIMONARD

C’est vrai. Moi, c’est vraiment humainement, je dirais que ça m’a énormément apporté et le plaisir je prends beaucoup de plaisir aussi quand j’anime des ateliers, des ateliers en ligne ou en présentiel. Et c’est par rapport à mon ancienne activité, c’est ce qui manquait, c’était d’être en lien avec les gens. Et du coup, là, je suis pleinement en lien. Et donc, je suis heureuse et ravie d’être dans l’entrepreneuriat, dans tout ce que ça m’apporte. Et puis surtout, c’est le sentiment de grandir, de se nourrir. Je ne sais pas comment je crois que c’est quelque chose que je partage avec, quand j’échange avec des entrepreneurs, c’est que oui, il y a des moments où ça peut être dur, mais on se sent tellement vivant. C’est ça, c’est le sentiment d’être vivant. Moi, je me suis rendu compte que dans mon ancienne activité, pourtant, j’aimais ce que je faisais, ce n’était pas du tout un travail, mais j’étais en mode pilote automatique. Il y avait des trucs qui ne convenaient pas et je n’avais pas le choix de pouvoir faire différemment. C’est ça que j’apprécie aussi dans l’entrepreneuriat, c’est que j’ai le choix. Ce n’est pas forcément tout rose.

Delphine SIMONARD

Je travaille que quatre heures, mais c’est moi qui conçois, qui construis, comme ça me convient. Moi, ce qui était dur, par exemple, je ne sais pas si certains le vivent, c’est que quand tu es dans le salariat, tu as des heures fixes. Et moi, je me souviens que des fois, de 14 heures, de début d’après midi, 14, 15 heures, c’était horrible. J’étais dans mon ordi, les yeux qui tombaient, je luttais, mais j’étais obligée de rester. J’étais là, salariée payée. Aujourd’hui, si ça m’arrive, j’agis. Ce n’est pas grave, je vais me reposer et je reviendrai après. Et ça, je trouve que ça a pas de prix d’avoir cette liberté là.

Catherine BARLOY

Oui, j’entends deux choses dans ce que tu dis. En fait, c’est le côté du vivant qui nourrit l’humain que nous sommes. Et puis, tu parles d’adapter ses horaires à son horloge biologique, ce qui est important. Et puis surtout, quand on a fait un burn out aussi, on apprend plus à s’écouter et à respecter. Quand on sent limite, on va lever le pied et dire « J e remets dans une heure, je remets à demain même. » Mais ça ne sert à rien de forcer.

Delphine SIMONARD

Et puis, c’est aussi de pouvoir choisir avec qui on travaille. Ça, je crois que c’est vraiment… Ça n’a pas de prix. Je me souviens de la réunionite aiguë, là où on passait une boîte des heures en réunion et on sortait, ça n’avait pas servi à grand chose. On nous aurait envoyé un PowerPoint, ça aurait été plus efficace. Et là, moi, c’est ce que j’aime aussi quand je bosse. Vu que je ne suis plus dans la même posture, quand je fais des réunions, si c’est moi qui les organise, déjà, je les cadre parce que je n’ai pas envie ni de faire perdre du temps aux gens, ni de perdre le mien. Et puis, quand je travaille, le fait d’être avec d’autres entrepreneurs aussi, ils ont ce côté là, personne n’a envie de perdre du temps. Et ça, moi, j’apprécie le côté vif d’esprit lui aussi. Moi, ça, c’était dur de me retrouver avec des collègues qui… Je voyais bien qu’ il y avait le ronron négatif. Et puis, au bout d’un moment, même si t’es pas comme ça, ça finit par pénétrer le truc. Je ronge mon frein et c’est ce qui serait compliqué, je pense, pour moi aussi, de retourner en entreprise, c’est de retourner dans cette sclérose, je trouve.

Delphine SIMONARD

Il faut pas généraliser, ce n’est pas chez tout le monde. Mais moi, ce que j’aime, même là, je suis avec plein de petits jeunes, ils ont du jus, ils ont de l’énergie, on fourmille tous d’idées et on avance. C’est en ça où je me sens vivante.

Catherine BARLOY

Remplie d’énergie. Et par rapport à l’énergie d’ailleurs, tout à l’heure, tu nous as partagé tout au début que tu méditais le matin, que tu allais marcher, que tu faisais de la couture, que tu dessinais. Ça, c’est ta routine pour te ressourcer, toi. Et au quotidien, est ce que tu as mis en place une routine de travail ?

Delphine SIMONARD

La routine de travail, on va dire que ce n’est pas forcément mon point où j’excelle. J’ai un cerveau arborescent, j’ai déjà essayé des routines très figées et ça marche pas. Donc moi, c’est plutôt je me fixe des intentions sur ma semaine, de qu’est ce que j’ai envie d’avoir atteint à la fin de la semaine. Mais par contre, après, ça s’organise dans la semaine de manière assez souple. Après, j’ai déjà des horaires qui sont fixés par mon activité de service clientèle. Après, j’ai des horaires qui sont fixés par mes clients. Sinon, je ne vais plus être sur une intention. Par contre, ce qui est important pour moi, c’est de me réserver des plages où je peux rentrer ce que j’appelle dans mon flow, c’est à dire je coupe toute distraction et j’ai mon cerveau qui est pleinement concentré sur sa tâche. Et du coup, ça a une sensation, je ne sais pas si tu connais ça, mais tu as l’impression d’être possédé un peu. C’est fluide, ça y va. Et ça, c’est ce que j’adore. Donc moi, c’est plus de me permettre dans ma semaine d’avoir des moments comme ça. Et aussi, je me suis rendu compte au début, j’étais un peu trop, tu sais, j’ai un calendly, puis je laissais accessible un peu toutes mes plages horaires.

Delphine SIMONARD

Et là, ce n’était pas juste pour moi. Donc maintenant, j’ai beaucoup plus resserré parce que sinon, je me retrouvais avec un rendez vous en plein milieu et je me disais « Non, là, j’aurais voulu faire une séance de flow ». Donc voilà, c’est comme ça, mais ce n’est pas une routine 8h00, 9h00, je fais ça. Ça, ça ne marche pas pour mon cerveau. Moi, c’est un cerveau qui fonctionne vraiment à l’objectif et à l’intention. Donc, je me fixe une intention en début de ma semaine. À la fin de la semaine, elle est atteinte. Mais voilà, j’ai du mal avec les trucs un peu trop cadrés.

Catherine BARLOY

J’ai du mal aussi, mais je tente quand même de voir s’il y a d’autres fonctionnements. Mais c’est vrai que j’ai du mal aussi à cadrer. Je ne me donne 1 à 3, ça dépend des semaines et j’avance dessus. Mais c’est vrai qu’à la journée, c’est par module.

Delphine SIMONARD

Parce qu’en fait, moi, j’ai essayé. Il y a beaucoup de trucs, Pomodoro, il y a plein de méthodes de productivité que j’ai essayées. Et pareil, des blocs de temps dans mon agenda. Super, j’avais passé deux heures à mettre des blocs de temps dans mon agenda, mais dans la semaine, j’en avais respecté aucun. Donc je me suis dit « À un moment donné, c’est que ça, ça me correspond pas et c’est pas grave, j’ai pas besoin de se flageller. Le tout, c’est que j’avance. » Donc moi, je pratique plutôt la méthode des OKR. C’est une méthode pour fixer des objectifs. Dedans, on met des indicateurs clés de réussite. Ces indicateurs, on va les redécouper, ça va donner tous les petits tas qu’il y a à faire pour atteindre son objectif. Et ça, pour moi, c’est ce qui va m’aider vraiment à avancer. Et donc à chaque fois, c’est vraiment dans l’intention déjà de savoir « Mais là, cette tâche que je fais, quelle est mon intention ? » Et « Est ce que ça rentre dans mes objectifs ? » « Ah non, là Delphine, procrastination, tu arrêtes et tu repars. » Et donc ça va être ça, ça va être finalement ce qui va me permettre ma boussole, qui va me permettre de savoir que j’avance, que j’avance comme je souhaite ou pas.

Delphine SIMONARD

Plus qu’une organisation très figée, parce que j’ai travaillé 16 ans dans le salariat et j’ai jamais été comme ça. Alors que pourtant, le cadre était là. C’est qu’à un moment donné, ce n’est pas mon cadre. C’est OK. Mais comment je pose mon cadre pour que quand même j’avance et je ne me permets pas en temps. Du coup, moi, mon cadre, c’est plus d’être avec des objectifs. Ce n’est pas des objectifs, pareil, j’ai des clientes, quand je leur dis des objectifs, elles ont été malmenées par le passé par les objectifs et elles voient comme les objectifs où on leur mettait la pression, les objectifs de résultat. C’est pas du tout ça les OKR, c’est vraiment des objectifs de moyens. C’est ce qui permet à un moment donné de se poser, de se dire « Par rapport à mon objectif que je voulais atteindre, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce qui fait que je l’ai pas atteint ? Est ce que je l’ai mal positionné ? » C’est vraiment un outil de pilotage, mais pas un outil de pressurisation. Et ça, c’est un changement de paradigme important pour avancer.

Catherine BARLOY

Oui, tout à fait. Si les gens qui nous écoutent veulent approfondir, les OKR, ça s’écrit comment, s’il te plaît ?

Delphine SIMONARD

Tu mets O, K et R.

Catherine BARLOY

D’accord. Ya un article chez toi, Il y a quelque chose ?

Delphine SIMONARD

Je ne sais pas si j’ai fait un article. Par contre, ils peuvent au pire, sur LinkedIn, ils peuvent me poser des questions et je pourrais répondre. J’ai un powerpoint dessus, mais qui n’est pas en libre accès, mais que je peux envoyer s’ il y en a qui ont envie d’approfondir. En fait, les OKR, je ne suis pas très forte en anglais, mais c’est « objective key result ». C’est ça. Pour chaque objectif, je détermine les indicateurs clés de réussite qui vont me dire que j’ai réussi à l’atteindre. Ça oblige d’être précis dans la définition des objectifs et derrière, ça te permet de découler ton plan d’action. C’est très pratique et ça aide. Moi, on peut les faire au trimestre, mais on peut aussi le faire au mois. Quand on le fait en début de mois, ça écrit ce qu’on a à faire sur le mois. Après, on peut le positionner si on veut dans des blocs très précis dans sa semaine, mais vous se dire « Cette semaine, je veux avoir atteint tel objectif clé, tel objectif clé. » Et puis après, dans la semaine, ça s’orchestre comme ça, envie de s’orchestrer.

Catherine BARLOY

Dans la description du podcast, je mettrai tous tes contacts. On arrive gentiment à la fin. Je me souviens que dans tes conseils pour un futur entrepreneur, il y a déjà le fait très important de se faire accompagner. Est ce que tu aurais d’autres conseils à donner ?

Delphine SIMONARD

Le conseil, c’est, je dirais, ne pas passer trop vite sur les étapes de structuration de son activité. Et ça, c’est aussi des exemples que j’ai vu d’une personne qui était dans ma coopérative, qui avait, avant de se lancer, avait fait en à côté, pour en mettre du beurre dans les épinards, une activité de couture. Et voilà, elle décide d’en faire son activité. Mais elle est restée sur le même schéma de quand c’était pas son activité qui devait être rentable et viable. Résultat, elle s’est pas posée en termes de structuration au début. Et au bout de deux ans, elle s’est rendue compte que ce n’était pas viable. Et du coup, elle est repartie dans le salariat. Elle avait qu’une expérience et ce n’est pas grave en fait en soi. Mais elle se serait posée les questions dès le début, elle aurait eu le plus de choix pour rééquilibrer son projet et voir comment le rendre viable. Donc moi, c’est ça vraiment, c’est de se dire « rêver ». J’ai un exercice comme ça où j’emmène les gens à rêver grand et après on revient dans l’ici et maintenant et dire « Je vais t’envoyer et après on revient dans ici et maintenant et dire, pour atteindre ça, de quoi j’ai besoin aujourd’hui dans l’ici et maintenant ?

Delphine SIMONARD

» C’est à chaque fois de se poser ça. C’est à dire « On a le droit d’avoir de l’ambition, d’avoir de rêver grand, mais revenir aussi sur terre pour dire « Aujourd’hui, avec ce que je mets en place, est ce que je peux attendre ou je suis complètement à côté de la plaque ? » Les étapes de structuration, des fois, on ne passe pas forcément assez de temps au début, des fois trop pressé à faire son site Internet. Un conseil que je dis souvent, sauf si c’est quelqu’un de e commerce, de site Internet, que je n’en avais pas besoin les premiers mois. Les personnes disent « Oui, mais ça m’aide à structurer mes idées. Vous pouvez le faire sans passer du temps sur de la technique. » Et là, pour le coup, ça va vous faire perdre du temps parce que vous verrez dans six mois, dans un an, votre projet aura bougé et votre site Internet sera obsolète.

Catherine BARLOY

Très bon conseil, en effet. Sinon, est ce que tu aurais des lectures ou des podcasts à conseiller à quelqu’un qui souhaiterait se lancer ?

Delphine SIMONARD

Des lectures ? J’en ai plein. Un livre que je vais conseiller, parce que des livres sur l’entrepreneuriat, il en existe plein. Il y en a un d’Alex Michalak qui est très bien, c’est “Le plan de 90 jours », c’est un cours organisé. Mais moi, finalement, je crois que le livre que j’aimerais proposer, c’est Les vertus de l’échec de Charles Pépin.

Catherine BARLOY

C’est un philosophe.

Delphine SIMONARD

Charles Pépin. Il est prof de philo et son livre, je l’ai lu avant de me lancer dans l’entrepreneuriat et c’est chouette que je l’ai lu. C’est ça que je me rends compte, c’est que finalement, j’ai lu beaucoup de livres et je me rends compte qu’aujourd’hui, ils m’aident tous dans mon parcours d’entrepreneur. Et celui ci, il est important parce que quand on entreprend, il ne faut pas avoir peur d’échouer parce que quand on échoue, c’est ce qui nous permet d’apprendre, c’est ce qui nous permet d’avancer et c’est ce qui va nous permettre de mettre en place ce qui se réussira demain. Donc, voilà, de ne pas avoir peur de tomber. Et ce que j’aime dire à mes clientes, c’est qu’en fait, quand personne n’est né en sachant parler, lire et marcher et qu’à un moment donné, on est tous tombés et on s’est relevés pour continuer et qu’un jour, marcher dans l’entrepreneuriat, c’est la même chose. S’autoriser à être dans un apprentissage. Il y a beaucoup d’adultes qui ne s’autorisent plus ça, c’est à dire d’accepter d’être débutant au début et de faire des erreurs et ce n’est pas grave.

Catherine BARLOY

Oui, tout à fait. Est ce que c’est ta phrase qui te motive ou est ce que tu as une autre phrase qui te motive ?

Delphine SIMONARD

 j’en ai deux. Est ce que tu m’ autorises, qu’ils ont envie de leur partager. Mais bien sûr. Il y en a une que j’aime beaucoup, c’est « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » de Mark Twain. C elle ci, je l’adore, c’est à dire « N’ayez pas… » On ne sait pas jusqu’où on peut aller, donc osez. » Sinon, effectivement, une phrase que je partage beaucoup, c’est « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends » de Nelson Mandela.

Catherine BARLOY

Deux très belles phrases, deux très beaux partages, de multiples partages que tu nous as fait là, Delphine. Dernière question, si les gens veulent te contacter, tu as dit LinkedIn, est ce que tu as d’autres… ?

Delphine SIMONARD

Non, je préfère LinkedIn parce que c’est là où je suis le plus active. Du coup, quand les gens, par exemple, si les gens m’envoient un message privé, je le verrais rapidement. Je n’aurais pas… Je pourrais dire le mail, mais malheureusement, le mail, aujourd’hui, on est tellement envahi que je risque de ne pas le voir. Par contre, si je pourrais te partager, s’il y en a qui sont intéressés, j’ai un exercice, justement, que j’appelle l’exercice de la vision qui permet d’amener de la clarté. Et ça peut être intéressant quand on se lance de le faire. Et donc voilà, je pourrais te donner le lien. Et j’ai aussi une newsletter. C’est vrai que je ne pensais pas. Une newsletter où je partage justement des astuces, des questionnements sur l’entrepreneuriat pour avancer et oser passer.

Catherine BARLOY

À l’action. Super. Écoute, je mettrai tous tes liens dans la description du podcast. Et une nouvelle fois, je te remercie beaucoup Delphine pour le temps que tu nous as accordé tous ces partages pour cet entretien vraiment dans le vivant, dans l’humain, dans ce que j’aime.

Delphine SIMONARD

C’était un plaisir. Merci à toi pour l’invitation, Catherine.

Catherine BARLOY

 Je te souhaite une très belle journée et puis je te dis à très bientôt.

Delphine SIMONARD

Au revoir Delphine.

Catherine BARLOY

Merci, toi aussi. Au revoir.

L’épisode de podcast est terminé.

Je suis très contente de ce moment partagé avec Delphine. Cela nous a permis de nous rencontrer et de mieux nous connaître et de partager longuement tout ce qui nous réunissait dans notre façon de voir les choses. Alors j’ai gardé différents points de notre échange et notamment les 3 questions clés autour de l’action et du coût de l’inaction, la méthode des OKR et l’exercice de rêver grand mais c’est vraiment peu par rapport à tout ce que Delphine nous a partagé. Un vrai épisode de mentorat business.

Comme d’habitude, dites-moi en commentaires ce que vous avez gardé, vous, comme phrases qui vous ont marqué et

Je vous donne rendez-vous vendredi prochain pour un épisode solo sur le thème Vulnérabilité versus Mode Victime. D’ici là, très belle semaine et à très bientôt.

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Si vous êtes resté jusqu’à la fin de ce podcast, sachez que j’organise un concours : pour cela, il vous suffit de laisser un commentaire sur apple podcast ou spotify et de m’envoyer la copie d’écran de ce commentaire sur l’adresse contact arobase bluemidlife.fr car nous ne savons pas qui nous met un commentaire. Tous les 8 podcasts, je ferai un tirage au sort pour offrir à une personne 1 heure de coaching dédiée à ses objectifs professionnels. A très bientôt

Si cet épisode vous a plu, n’hésitez pas à le liker, à le partager, à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d’écoute préférée et je vous souhaite une belle semaine.

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